SPA vaudoise: «Les bravos c'est bien mais le jambon, ça aide aussi»
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SPA vaudoise«Les bravos c'est bien mais le jambon, ça aide aussi»

Annik Leresche dirige un nouveau cours d'éducation canine destiné aux petits. Son but: bannir les mauvaises habitudes.

par
Francesco Brienza

Elle a la patate, Annik. Et la voix qui porte. Il faut bien ça pour gérer un groupe de marmots et leurs chiens tout excités. La sexagénaire a lancé hier un nouveau cours d'éducation canine pour enfants, en collaboration avec la Société vaudoise de la protection des animaux (SVPA). Un premier groupe de huit jeunes gens, âgés de 7 à 12 ans, ont répondu présent.

Acte 1: appeler son chien. «C'est la base, note l'exubérante Vaudoise, mais on peut déjà faire faux!» Timides, les apprentis dresseurs peinent à se faire obéir. «Parlez-leur à ces chiens, s'exclame-t-elle. Ils ne vous entendent pas là, avec vos petites voix!» Sur le vaste terrain de jeu de la SVPA, à Vufflens-la-Ville (VD), pas évident de conserver longtemps l'attention des toutous. C'est là que les friandises entrent en jeu. «Les chiens n'aiment pas forcément écouter mais ils adorent manger, rigole-t-elle. Les bravo c'est bien mais le jambon, ça aide aussi.» Les enfants adorent son ton. Carré, mais toujours accompagné d'un bon mot. Acte 2: parcours d'obstacles. Les chiens montent sur une passerelle, traversent un tunnel, guidés par la seule voix de leurs jeunes maîtres. «Bingo, ça marche!»

Au total, la formation compte dix cours. «A la fin, le but est d'améliorer le lien. Qu'ils puissent marcher en laisse avec leur chien, ou qu'il leur rapporte des objets.» Voilà que le compagnon de Nolan se laisse aller au milieu du terrain. «Va chercher un sac à crotte», souffle Annik. Le garçon grimace, elle sourit. «Ben oui, c'est ça aussi de s'occuper d'un chien!»

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