Les bunkers privés toujours obligatoires

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Les bunkers privés toujours obligatoires

Le Conseil fédéral ne veut pas supprimer l'obligation faite aux privés de construire des abris antiatomiques en Suisse, mais a décidé vendredi de réduire de plus de moitié la taxe à payer en cas de non-respect de cette prescription.

L'argent doit être affecté en priorité à l'entretien des bunkers existants.

Le Conseil fédéral maintient l'exigence selon laquelle chaque habitant de la Suisse doit disposer d'une place d'un abri situé à proximité de son domicile, a communiqué le Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS). Compte tenu de l'excellent degré de couverture actuelle, il estime toutefois qu'il faut donner la priorité à l'entretien des abris existants, plutôt qu'à la construction de nouveaux.

C'est pourquoi le gouvernement a décidé de réduire de plus de moitié la taxe compensatoire dont doivent s'acquitter les maîtres d'oeuvre qui ne construiraient pas d'abri antiatomique lors de la réalisation d'un nouvel immeuble ou villa. Cette dernière se monte aujourd'hui à 1.500 francs au maximum par place protégée.

L'argent perçu sera affecté en priorité «au maintien de la valeur» des abris privés, d'où un allégement financier considérable pour les maîtres d'ouvrage et propriétaires d'immeuble privés. Le Conseil fédéral propose de verser désormais les taxes aux cantons, qui pourront les utiliser pour rétablir un équilibre dans la couverture en places protégées à l'intérieur de leurs frontières.

Le gouvernement prévoit également de réduire le nombre de construction protégées et de postes de commandement. Pour des raisons financières, les constructions les plus anciennes ne seront modernisées qu'en cas de prévision d'un conflit armé imminent, à l'exception de celles qui sont prévues en cas de catastrophe. Le DDPS a été chargé d'élaborer les mesures nécessaires. (ap)

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