Actualisé 12.04.2017 à 07:48

GenèveLes bus TPG vont bientôt appuyer sur l'accélérateur

Plusieurs lignes express vont voir le jour. Elles doivent permettre de gagner du temps aux heures de pointe et de transporter plus de monde.

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David Ramseyer
Keystone/Martial Trezzini

Des minutes en moins et des passagers en plus: c'est ce que garantissent les TPG avec leur nouvelle offre, qui sera lancée le 24 avril prochain. A cette date circuleront pour la première fois des lignes express. Au nombre de quatre, elles rouleront aux heures de pointe (entre 7h et 9h ainsi qu'entre 17h et 19h; ndlr) avec un nombre d'arrêts limités, ce qui permettra de réduire le temps de parcours.

Davantage de bus sur la route

La ligne 5+ entre l'aéroport et Thônex-Vallard, la G+ entre la douane de Veigy à Corsier et la gare Cornavin, la C+ entre Jussy et Sous-Moulin ainsi que la V+ entre Versoix et l'aéroport «s'ajouteront aux liaisons d'origine, elles ne les remplaceront pas. Il s'agit donc d'une offre supplémentaire, avec plus de véhicules en circulation et donc une capacité de transport renforcée», insiste Denis Berdoz, directeur général des TPG.

Pour les usagers de la liaison express 5, le gain de temps devrait être de 15 minutes sur l'ensemble du trajet. Il sera cependant moindre sur les autres liaisons (10 minutes pour la C+, 5 minutes pour la G+. La V+, elle, change radicalement de parcours pour relier Versoix à l'aéroport et non plus à Cornavin; ndlr). Coût global de ces lignes express: 2,3 millions de francs.

Cadence plus soutenue

Autre nouveauté annoncée pour la fin du mois: le renforcement des lignes de tram 12 et 18. Trois véhicules supplémentaires circuleront sur les tronçons les plus chargés aux heures de pointe. Enfin, l'achat de billets par smartphone sera enfin possible pour les détenteurs de téléphones mobiles français, et ce sans surtaxe.

L'horaire de décembre prochain comprendra lui aussi son lot de changements, ont annoncé les TPG. Une ligne entre les Tours de Carouge et l'aéroport fera son apparition. L'offre urbaine aux heures de pointe sera renforcée, tout comme les interconnexions dans les communes suburbaines. Environ soixantaine nouveaux chauffeurs seront engagés cette année pour couvrir le développement du réseau.

Un scrutin et des sous

Mais un danger plane sur ces nouvelles offres, selon le conseiller d'Etat chargé des transports. Si les Genevois refusaient la hausse des tarifs le 21 mai prochain, «tout pourrait à terme se casser la figure», prophétise Luc Barthassat. La baisse de prix votée par le peuple en 2014 fait perdre près de 10 millions par an aux TPG, assure la régie. Une somme que la légère hausse des abonnés ne compense de loin pas.

«Les TPG, les communes et le Grand Conseil ont fait beaucoup d'efforts, nous avons obtenu un financement supplémentaire exceptionnel pour 2017 et 2018 mais là, nous sommes arrivés à la limite de ce qui est possible», martèle le magistrat PDC. Luc Barthassat tente-t-il de faire pression sur les Genevois en vue du scrutin du 21 mai? «On joue franc-jeu: on a des besoins pour développer notre offre».

L'issue de la votation ne devrait par contre pas influer sur le développement du réseau annoncé pour l'an prochain. La première étape du Léman express, soit un train tous les quarts d'heure entre Coppet et Cornavin, devrait être achevée fin 2018. Dès lors, les bus de campagne de la rive droite seront reliés aux gares régionales du réseau CFF, et non plus à Cornavin. Ce sera la norme une fois achevé le contournement ferroviaire du canton.

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