Les carabiniers infidèles risquent la prison

Actualisé

Les carabiniers infidèles risquent la prison

Un carabinier ne peut entretenir une relation extra-conjugale car il doit en toutes circonstances avoir «une attitude exemplaire» et ne pas «déshonorer son arme».

La Cour de Cassation italienne a donné tort à un carabinier qui contestait sa condamnation à quatre mois de prison pour avoir insulté et menacé un de ses supérieurs qui lui ordonnait de mettre fin à sa liaison avec une femme mariée.

Le caporal-chef Rosario, marié, entretenait une relation stable avec une femme mariée à Capaccio, une bourgade de 21 000 habitants, près de Salerne (sud). Il avait traité son chef de «menteur infâme et voleur» et voulu lui jeter son bureau à la tête quand celui-ci l'avait pris à part pour lui demander de mettre fin à sa liaison.

Dans ses attendus, la Cour de cassation a admis que la liaison entre le beau carabinier et la femme mariée était une affaire privée. Mais elle a estimé avant tout que les carabiniers, qui sont des militaires, devaient avoir «une conduite exemplaire afin de ne pas discréditer les forces armées».

Dans ce contexte, il était «légitime et de son devoir» que le lieutenant veille à ce qu'aucun adultère ne «jette la honte» sur sa brigade.

Le tribunal militaire de Naples, en première instance, avait au contraire absous le caporal-chef en estimant que ses affaires de coeur «ressortaient à un contexte de relations privées et personnelles, étranger au service» et donc au champ de compétence de son lieutenant.

(ats)

Ton opinion