Actualisé 01.10.2012 à 20:42

Présidentielle américaineLes célébrités n'influencent pas le vote

Les célébrités américaines qui affichent leur préférence pour l'un ou l'autre des candidats à la Maison Blanche n'ont quasiment aucune influence sur le choix des électeurs.

Le soutien de Clint Eastwood à Mitt Romney n'aurait aucune influence sur les électeurs.

Le soutien de Clint Eastwood à Mitt Romney n'aurait aucune influence sur les électeurs.

Parmi les personnes interrogées par CBS News et «Vanity Fair» pour cette enquête, 89% assurent que le soutien de telle ou telle star à un candidat ne change absolument rien dans le choix qu'elles font au moment de voter. 3% assurent même qu'un soutien peut les encourager à voter pour le candidat opposé, et 2% seulement disent que le choix d'une célébrité a tendance à leur faire préférer le candidat ainsi adoubé.

Le président sortant Barack Obama compte de nombreuses célébrités parmi ses soutiens pour l'élection du 6 novembre, parmi lesquelles George Clooney, Billy Crystal, Robert Downey Jr, Salma Hayek, Tobey Maguire ou Barbra Streisand.

Côté républicain, la légende de Hollywood Clint Eastwood a fait une apparition remarquée qui a suscité de nombreuses railleries lors de la convention du parti à Tampa en Floride, qui avait officiellement investi Mitt Romney comme candidat à la Maison Blanche fin août.

Les athées déplorent le poids de la religion en politique

Les athées, agnostiques et autres libres penseurs américains, qui ont en «assez d'être ignorés, exclus ou discriminés», ont déploré lundi l'emprise de la religion sur la politique aux Etats-Unis. Ils l'ont fait à l'occasion de leur première mobilisation dans les locaux du Congrès.

Les laïques «en ont assez d'être ignorés et exclus d'un dialogue politique et de la société en général» et sont «très inquiets de voir la direction dans laquelle va l'Amérique», a déclaré devant la presse David Niose, vice-président de la Coalition laïque pour l'Amérique (SCA), qui regroupe 11 organisations athées.

«Il y a 30 ans, lancer une campagne présidentielle avec une prière dans un stade de football était inimaginable», a-t-il poursuivi, évoquant le premier meeting de campagne de Barack Obama. «Cela aurait été malsain même pour le parti républicain», a conclu M. Niose, également président de l'Association humaniste américaine, qui estime que dans le domaine politique, jamais la religion n'a été autant mise en avant.

Le mouvement laïque vient de lancer une campagne pour structurer les «non-religieux» dans la quasi-totalité des 50 Etats du pays, pour qu'ils fassent pression sur les élus locaux ou nationaux, ainsi que des sessions de formation pour les citoyens afin qu'ils fassent valoir leurs droits. Il vient en outre de se doter d'une nouvelle directrice générale, Edwina Rogers, une lobbyiste confirmée.

Selon la SCA, qui cite diverses études et sondages, les personnes se déclarant athées, sans religion ou refusant de s'identifier à une religion particulière, étaient entre 20 et 30% en 2012 aux Etats- Unis, soit une hausse d'au moins 38% depuis 1990. Les personnes se déclarant précisément athées sont passés de 1 million en 1990, à 2 millions en 2001 puis 3,6 millions en 2008. La population américaine compte 310 millions de personnes dont une très forte majorité (76%) se déclarent chrétiennes.

(ats/afp)

Romney prêt à répondre aux attaques sur les «47%» lors du débat

Romney prêt à répondre aux attaques sur les «47%» lors du débat

Le républicain Mitt Romney est prêt à répondre aux attaques du président sortant Barack Obama sur les «47%» d'Américains qu'il a qualifiés de «victimes», a assuré lundi un de ses conseillers, à deux jours du premier débat entre les deux candidats.

«Nous ne serions évidemment pas surpris que le sujet vienne dans le débat, et le gouverneur est évidemment prêt à y répondre», a affirmé Ed Gillespie à la presse lors d'une conférence téléphonique.

Dans une vidéo prise à son insu en mai et diffusée il y a deux semaines, Romney déclare qu'il n'a «pas à s'occuper» des 47% d'Américains «qui pensent qu'ils sont des victimes» et voteront de toute façon le 6 novembre pour le président sortant Barack Obama.

Ces propos ont déjà fait plonger le candidat républicain dans les sondages et d'après les commentateurs, ils pourraient le poursuivre jusqu'au jour de l'élection.

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