05.10.2020 à 21:10

Intempéries en ItalieLes cercueils de leurs proches emportés par les flots

Dans le Piémont, une rivière en furie a englouti un cimetière vendredi, emportant environ 200 cercueils dans sa course folle. Deux ont été retrouvés à deux heures de route plus au nord.

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Les habitants n’avaient pas vu un tel désastre depuis des décennies: de la Riviera ligure aux vallons du Piémont, les intempéries ont dévasté des villages entiers, emporté ponts et routes, aggravant la détresse des habitants après des mois de confinement dû au Covid-19. Les pluies torrentielles ont provoqué un incident particulièrement sinistre, vendredi: la rivière Tanaro a englouti le cimetière de Trappa di Garessio, emportant des pierres tombales et des cercueils, rapporte The Social Post.

«La récupération des cercueils emportés par l’eau et leur identification sont toujours en cours, au total il y en a environ 200», a indiqué Ferruccio Fazio, syndic de Garessio. Deux cercueils ont été retrouvés à près de deux heures de route plus au nord. Le lendemain du drame, un internaute, a publié des photos du désastre sur Facebook. «Voici ce qui reste du cimetière de Trappa et du pont sur le Tanaro», a écrit Umberto Ferraris.

Cette publication a provoqué de nombreuses réactions oscillant entre tristesse et colère. «Mes racines emportées au loin», a écrit une internaute prénommée Silvia. «Le Tanaro a emporté mon papa. J’éprouve non seulement de la douleur, mais aussi une grande colère», a écrit pour sa part Maria Celeste. «Aujourd’hui, j’ai vu des gens pleurer, ils ont subi un second deuil en ne retrouvant pas les tombes de leurs proches», a dénoncé de son côté Ezio.

Le syndic de Garessio n’a jamais vu cela: Dans mon jardin, deux arbres séculaires sont tombés. Nous avons vu des cercueils sortir de terre, et je n’exagère pas en disant que le cimetière de Trappa a été détruit, explique-t-il à «La Repubblica». En poste depuis un an et demi, Ferruccio Fazio se retrouve plongé dans une nouvelle crise après celle du Covid-19. Mais quoi qu’il arrive, celui qui a été ministre de la Santé au sein du gouvernement Berlusconi entre 2009 et 2011 ne quittera pas sa région: «Je n’ai jamais été aussi déterminé à rester ici», conclut-il.

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