Suisse: Les CFF «engagent» 80 moutons
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SuisseLes CFF «engagent» 80 moutons

Jusqu'à présent, l'ex-régie fédérale entretenait les talus situés au bord des rails avec des machines. Des ovins s'en chargeront désormais.

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lüs/ofu
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Les CFF ont décidé d'engager 80 moutons pour entretenir les talus et les terrains situés au bord des rails.

Les CFF ont décidé d'engager 80 moutons pour entretenir les talus et les terrains situés au bord des rails.

Bruno Augsburger
Contrairement aux machines, utilisées jusqu'à présent, les bêtes ne menacent pas les espèces d'oiseaux qui pondent leurs oeufs dans le sol, les papillons et les grillons.

Contrairement aux machines, utilisées jusqu'à présent, les bêtes ne menacent pas les espèces d'oiseaux qui pondent leurs oeufs dans le sol, les papillons et les grillons.

Bruno Augsburger
L'ex-régie fédérale a opté pour des moutons skuddes, une espèce en voie d'extinction. La race a notamment été privilégiée pour son efficacité.

L'ex-régie fédérale a opté pour des moutons skuddes, une espèce en voie d'extinction. La race a notamment été privilégiée pour son efficacité.

Bruno Augsburger

Avec plus de 30'000 employés, les CFF figurent parmi les plus grands employeurs de Suisse. Depuis peu, l'ex-régie fédérale compte même des animaux dans ses rangs. Elle vient en effet d'engager huitante moutons. Leur job: entretenir les talus et les terrains situés au bord des rails, soit une superficie qui représente plus de 3800 terrains de football. Ils ont pris leur service cette semaine et «travailleront» jusqu'en décembre.

Jusqu'à présent, l'ex-régie fédérale utilisait des machines pour couper l'herbe. «Nous nous sommes rendu compte qu'il ne s'agissait pas de la meilleure manière de faire en matière de durabilité», explique Jan-Hendrik Völker-Albert, directeur de la section marketing des CFF.

Christian Fluri, berger et spécialiste en architecture du paysage, s'occupe des moutons en question. Selon lui, les bêtes présentent de nombreux avantages: «Contrairement aux machines, les ovins ne menacent pas les espèces d'oiseaux qui pondent leurs oeufs dans le sol, les papillons et les grillons.» Une fois que les moutons ont fini de brouter un bout de talus, la diversité des espèces se développe à cet endroit.

Un travail «sans danger»

L'ex-régie fédérale a opté pour des moutons skuddes, une espèce en voie d'extinction. La race a notamment été privilégiée pour son efficacité. «Ils sont plus rapides que la majorité des autres moutons et peuvent se déplacer dans des terrains difficiles d'accès», explique Christian Fluri. Celui-ci assure par ailleurs que le travail des animaux n'est pas dangereux. Dans la grande majorité des endroits, des murs antibruit les empêchent de se rendre sur les rails. Dans les lieux où ce n'est pas le cas, on installera des barrières.

Les moutons procèdent toujours de la même manière. D'abord, ils grignotent un peu tout ce qui leur passe sous la dent pour se faire une idée du terrain. Ensuite, ils se mettent à brouter de manière systématique en s'attaquant d'abord aux herbes qui leur plaisent le plus. Une partie des bêtes est chargée de surveiller les agneaux. Chaque mouton broute en moyenne une surface de 3 m2 par jour. Le troupeau des CFF parvient ainsi à couvrir quotidiennement près de 200 mètres carrés.

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