Les CFF impitoyables contre les graffittis sur les trains
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Les CFF impitoyables contre les graffittis sur les trains

Une banque de données centralise les informations à propos des tags sur le matériel roulant.

«On retire le véhicule de la circulation dès qu'il y a un graffitti», explique le porte-parole des CFF, Michel Zulauf. Une raison est de priver l'auteur du plaisir de voir son tag se balader sur le réseau. La seconde est plus prosaïque: «Cela s'enlève mieux quand c'est frais.»

Un employé d'un des centres d'entretien – à Genève pour la Suisse romande – prend le tag en photo avant de donner l'ordre de le nettoyer. La photo est ensuite envoyée à la banque de données nationale des CFF, à Zurich. Celle-ci est gérée par un Romand, Jean-Philippe Rochat, qui travaille en étroite collaboration avec les polices cantonales. Les tagueurs se limitent en effet rarement au seul périmètre des gares.

Globalement, les CFF constatent que les actes de vandalisme diminuent. En 2005, leur coût s'est monté à 3,3 millions, alors qu'il était encore de 6 millions en 2003. «Nous n'aimons pas aborder ce sujet dans les médias, avoue M. Zulauf, car cela lui fait de la pub.» L'ex-régie n'a toutefois pas constaté de recrudescence des tags après la diffusion d'un reportage de l'émission «Nouvo» de la TSR sur le sujet.

Rien ne semble non plus décourager les tagueurs, même pas la pluie, ni surtout le danger: en traversant les voies, l'«artiste» ne se rend pas compte qu'il risque sa vie. Pour éviter que les graffiteurs ne finissent sous le train, les CFF parlent de ce problème dans leur «train-école». Destiné aux 6e à 9e, il parcourt en ce moment la Suisse romande.

Emmanuelle Robert

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