Trafic ferroviaire: Pénurie de conducteurs: les CFF mettent le paquet
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Trafic ferroviairePénurie de conducteurs: les CFF mettent le paquet

L'ex-régie fédérale manque cruellement de personnel. Pour y remédier, elle augmente notamment le salaire des futurs conducteurs durant leur formation.

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Keystone/Carlo Reguzzi

Les CFF prennent diverses mesures pour tenter de réduire la pénurie de conducteurs de train. Parmi elles, l'augmentation du salaire annuel de formation d'environ 10'000 francs, à hauteur de 52'500 par année. Le porte-parole de l'ex-régie fédérale Reto Schärli a confirmé l'information parue dans les colonnes de la NZZ. Une fois la formation de 14 à 16 mois achevée, la rétribution mensuelle d'un conducteur se monte à environ 6'000 fr., frais forfaitaires compris.

Les quadragénaires ciblés

Avec cette mesure, les CFF veulent permettre à des travailleurs issus d'autres secteurs professionnels la possibilité d'entamer une reconversion. Les personnes de plus de 40 ans sont particulièrement ciblées. L'entreprise ferroviaire a d'ailleurs récemment lancé une campagne en ce sens.

Les premiers retours sont très positifs, selon Reto Schärli. «Au cours des trois premières semaines qui ont suivi le lancement de la campagne, quelque 1600 personnes ont fait part d'un intérêt en s'inscrivant à une séance d'information.»

30 conducteurs manquent chaque jour

La pénurie en personnel de locomotive est un phénomène qui concerne l'entier du pays. Chaque jour, pour le trafic voyageurs et celui de marchandises, il manque une trentaine de conducteurs. Les CFF versent alors une indemnité spéciale de 80 francs aux conducteurs qui acceptent de prendre le service pendant leurs jours de congé.

Trop peu de personnes formées

D'ici à 2024, les CFF devront remplacer environ 1000 conducteurs de train. De nombreux salariés issus de la génération des baby-boomers auront atteint l'âge de la retraite. En octobre dernier, l'entreprise avait admis qu'elle n'avait pas suffisamment formé de personnel au cours des dernières années. En outre, la planification des futurs besoins a été négligée.

Désormais, il y a 10 à 12 classes de formation par an, contre seulement 3 ou 4 les années précédentes. «Les effets de cette intensification de la formation ne seront toutefois vraiment visibles que dans une année, lorsque suffisamment de nouvelles personnes auront été formées», conclut le porte-parole.

(20minuten/cam/ats)

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