Gares alémaniques: Les CFF suppriment 24 postes
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Gares alémaniquesLes CFF suppriment 24 postes

Des surveillants de l'ex-régie fédérale vont passer à la trappe dans diverses gares de Suisse alémanique.

Les CFF vont supprimer en avril les 24 postes de surveillants présents sur les quais des noeuds ferroviaires de Bâle, Berne, Olten, Lucerne et Zurich. Les personnes concernées seront affectées à d'autres tâches. L'ex-régie confirme ainsi un article de «l'Oltner Tagblatt».

Le Syndicat du personnel des transports (SEV) a critiqué cette décision. Selon l'organisation, les CFF souhaitent supprimer ces postes, bien que les voyageurs se soient plaints à plusieurs reprises de l'impossibilité de trouver du personnel à qui poser des questions dans les gares. La décision des CFF va rendre le trafic moins ponctuel, instable et plus incertain, ont jugé les syndicalistes.

Les CFF rejettent la critique. Selon l'ex-régie, les services à la clientèle sur les quais ne vont pas se détériorer. Trente-sept employés de la «Surveillance de la circulation des personnes», reconnaissables à leur veste jaune, travaillent toujours. En cas de problème exceptionnel, les clients peuvent s'adresser à un grand nombre d'employés, qui oeuvrent normalement dans la vente, ont considéré les CFF.

Seuls les postes de surveillants des quais sont supprimés. Ces employés, qui portent un gilet orange, se soucient avant tout de la ponctualité des trains, surtout dans les grandes gares ou lors des grandes occasions. «Beaucoup de choses sont automatisées de nos jours. Nous n'avons plus besoin de ces personnes pour remplir ces tâches», a déclaré la porte-parole des CFF Lea Meyer.

Tâches désuètes

Lors d'un dérangement technique, les employés pouvaient aider un conducteur de locomotive. Avec les technologies modernes, ceci n'est plus toujours nécessaire, a expliqué Mme Meyer. Même si les employés vêtus d'une veste orange répondaient aux questions des clients, ce n'était pas leur tâche principale. Ces suppressions de postes n'ont pas d'influence sur la ponctualité des trains, a jugé la porte-parole.

Le président de Pro Bahn Kurt Schreiber se montre compréhensif envers ses mesures d'économie. «Je conçois que les CFF doivent optimiser leurs coûts. Ce qui est important, c'est que les passagers continuent être informés rapidement en cas de pannes», a estimé le président de l'organisation de défense des usagers du rail. (ats)

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