Actualisé 03.03.2008 à 23:20

Les CFF veulent monnayer les images de leurs caméras

La décision de la régie fédérale de taxer le traitement des images
de vidéosurveillance dans les gares RailCity fâche la justice.

«Conditionner la défense des victimes au paiement d'une facture de 200 fr., c'est inadmissible. Surtout de la part d'une régie fédérale», a dénoncé hier le vice-président de la Conférence des autorités de poursuites pénales de Suisse, Daniel Zappelli. «Je refuse de payer! S'il le faut, on saisira le matériel par des perquisitions», a-t-il prévenu. Au cœur du coup de semonce du procureur général genevois, il y a une lettre de RailCity, la branche immobilière des CFF. Datée du 20 novembre dernier, celle-ci réclame aux polices cantonales des sept gares RailCity du pays une participation aux coûts du traitement des images de vidéosurveillance. «Les gares de Genève, Lausanne, Zurich, Berne, Bâle, Lucerne et Winterthur ont toutes été équipées d'un système de vidéo surveillance, il y a plus d'un an, explique Jacques Zulauff, le porte-parole des CFF. Toutes les données sont traitées à Zurich. On s'est aperçu à l'usage que cela coûtait cher de traiter et conserver les images.

Nous avons donc demandé une participation aux frais pour les mettre à la disposition de la justice», justifie-t-il, sans donner le moindre chiffre. «Nous ne voulons pas régler cela sur la place publique. S'il y a un problème à ce sujet, nous nous réunirons avec la direction des CFF», a temporisé de son côté le porte-parole de la police cantonale vaudoise, Jean-Christophe Sauterel.

Giancarlo Mariani

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