Vaud - Les chamailleries de deux frères finissent au tribunal
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VaudLes chamailleries de deux frères finissent au tribunal

Un conflit oppose deux couples depuis sept ans. Des querelles dignes d’une cour d’école qui ont terminé devant un juge.

par
Christian Humbert
Même la cueillette des cerises est source de conflits.

Même la cueillette des cerises est source de conflits.

Getty Images/iStockphoto

De la salive et des crottes de nez sur la poignée de la porte du logement: le niveau des agissements de deux frères et de la compagne de l’un d’eux, déjà condamnée, surprend, émanant d’universitaires. Ce n’est qu’un des quinze incidents de cour d’école qui opposent depuis sept ans les ­héritiers sexagénaires d’une personnalité de l’Est du canton.

La succession de cet homme n’est de loin pas réglée. Elle a entraîné une haine qui a transpiré mardi au Tribunal de police de Vevey. La situation s’est détériorée quand l’aîné et son amie sont venus habiter la maison familiale, dont l’un des appartements est occupé depuis plus de trente ans par le cadet. Tous deux revendiquent cette propriété et tout est fait pour que l’un cède en démé­nageant. L’aîné a pris les commandes des installations électriques, ce qui fait que les lumières du couloir s’éteignent très vite. Il a osé manger les cerises d’un arbre planté par le frère, qui s’est vengé en coupant les branches du chêne acquis par l’autre. L’un des couples ferait exprès de claquer les portes ou de mettre de la musique très fort quand les autres, pianistes, jouent. Les insultes et les bousculades sont nombreuses. Même le compost donne lieu à un conflit. La police locale, elle, compte les coups.

«Je me défends comme je peux, je n’attaque pas», s’est justifiée, au bout du rouleau, la seule femme accusée dans l’affaire, sa belle-sœur étant plaignante.

Des querelles parties pour durer

Les avocats des trois accusés ont plaidé l’acquittement hier. Aucun reproche n’est admis. La présidente, Caroline Fauquex-Gerber, n’est pas parvenue à une conciliation. Dans son acte d’accusation, la procureure a réclamé des amendes de 1000 francs plus des peines de 60 à 120 jours-amende. Le jugement sera transmis ultérieurement par écrit. Mais l’histoire ne s’arrêtera pas pour autant: une nouvelle plainte pour dénonciation calomnieuse est pendante.

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