Actualisé 03.12.2012 à 06:17

BerneLes «chasseurs» de truffes devront passer à la caisse

Devant l'engouement que connaît le ramassage des champignons, le lobby de la truffe veut introduire un test pour les cueilleurs.

de
jbm

La fièvre du diamant noir est en train de gagner la Suisse. Il y a 45 ans, le premier chasseur de truffes bernois passait pour un extraterrestre, mais il n'en est rien aujourd'hui. On en dénombre plus de mille, selon la «NZZ am Sonntag». Pourtant, on ne sait pas combien de kilos sont ramassés chaque année.

Markus Nydegger, président de l'association des cueilleurs de truffes, déplore que «la plupart des gens suivent un cours pour avoir un chien truffier et partent ensuite simplement en forêt.» Cela est de moins en moins supportable. Certains endroits deviennent stériles, car toujours plus de personnes se promènent dans les bois. «Lorsqu'un coin est connu, soudain, chaque jour, il y a quelqu'un qui vient, et ils détruisent le bio¬tope.» Certains débutants usent beaucoup trop de la pelle et ruinent la délicate symbiose entre le champignon et les racines des arbres. «La plus grande erreur, de la part des débutants surtout, c'est de ne pas reboucher le trou, une fois la truffe ramassée.» Si cela n'est pas fait, il faut attendre au moins deux ans pour qu'un nouveau champignon puisse repousser.

Pour faire face à ce chaos, l'association des cueilleurs de truffes propose d'instaurer un examen pour avoir le droit de ramasser ces tubercules. Car la seule réglementation existante concerne les champignons en général, comme la limite de 2 kilos de cueillette par jour: une aberration pour le cas particulier de la truffe.

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