Les cheminots vont traîner les CFF devant les tribunaux
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Les cheminots vont traîner les CFF devant les tribunaux

Les CFF, comme La Poste, Swisscom et Orange, devraient payer des arriérés de suppléments de salaire pour le travail de nuit et les jours fériés.

Ces suppléments sont dus également pour les périodes de vacances. Les CFF rejettent la demande.

Les collaborateurs réclament aujourd'hui les suppléments de salaire aux CFF en tant qu'entreprise de droit public, a déclaré jeudi un porte-parole du syndicat, Peter Moor.

Le syndicat fonde sa demande sur le «jugement Orange» rendu par le Tribunal fédéral en décembre 2005. Ce dernier avait alors décidé que le salaire doit inclure, également pour la durée des vacances, les suppléments de salaire dus pour travail de nuit ou jours fériés lorsque ce travail est régulier. Aussi bien Orange que Swisscom avaient dû s'exécuter et payer les arriérés.

Selon le syndicat, les CFF sont une entreprise qui travaille 24 heures par jour et qui connaît le travail de nuit dans de nombreux secteurs.

Selon le porte-parole des CFF, Roland Binz, ce sont environ 17'000 employés qui travaillent la nuit et le dimanche - mais le jugement du TF, estiment les CFF, ne s'applique aux CFF car ces derniers ont réglé la question des suppléments dans le contrat collectif de travail (CCT).

Le syndicat SEV vise également d'autres entreprises de transport privées. Il estime que la plainte touchant les CFF les poussera à payer les arriérés. (ap)

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