Les chèques du tennis suisse
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Les chèques du tennis suisse

Cinq équipes romandes participent, cette semaine, aux interclubs de LNA. L'occasion de se pencher sur une compétition qui fait la part belle aux joueurs.

Genève Eaux-Vives (cette année sans George Bastl), le CT Neuchâtel et Nyon chez les messieurs, le Stade Lausanne et Drizia Genève chez les dames, la Suisse romande semble, en apparence tout du moins, bien représentée au sommet de la hiérarchie helvétique.

La vérité est un peu différente. Les interclubs font au moins autant la part belle aux Argentins (chez les hommes), aux joueuses de l'Est, d'Allemagne ou de France (chez les dames) qu'aux Suisses.

«Au vu du niveau de la compétition, on ne peut pas se contenter de jouer avec des joueurs du cru en LNA», explique le président de Genève Eaux-Vives, Jean-Pierre Hufschmied. D'où l'obligation de se renforcer. Et dans ce domaine, le CT Neuchâtel fait fort avec cinq étrangers. Et des budgets qui prennent l'ascenseur (100 000 fr. aux Eaux-Vives).

«Pour nos meilleurs joueurs, participer aux interclubs. c'est l'assurance de boucler une partie de leur budget annuel (n.d.l.r.: 12 000 à 16 000 fr. selon les joueurs)», poursuit Jean-Pierre Hufschmied.

«A Stade Lausanne, nos pointures, dont Timea Bacsinszky, gagnent 5000 à 7000 fr.», concède l'administrateur du club, Bertrand Nicklès. «Actuellement, nous sommes contraints d'engager deux mercenaires pour défendre nos chances. Le Stade serait de l'avis de limiter le nombre d'étrangers à un. Si le niveau baissait, la LNA deviendrait, par contre, plus accessible.»

Le moyen pour dépasser les 50 à 100 spectateurs de moyenne par match?

David Cherix

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