Hockey sur glace - Les chiffres parlent pour GE Servette, mais…
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Hockey sur glaceLes chiffres parlent pour GE Servette, mais…

Les Aigles affrontent Zoug en finale des play-off et au meilleur des cinq matches, dès ce lundi soir à la Bossard Arena (20h).

par
Jérôme Reynard
GE Servette, en route vers le premier titre de champion de Suisse de son histoire?

GE Servette, en route vers le premier titre de champion de Suisse de son histoire?

Bastien Gallay/freshfocus

Face au grand dominateur de la saison régulière, GE Servette aura fort à faire, sur la route du potentiel premier titre de champion de Suisse de son histoire. Reste que les Aigles, qui disputent leur troisième finale après celles de 2008 (Zurich) et de 2010 (Berne), sont impressionnants depuis le début de ces play-off. Ou du moins depuis l’acte II de leur quart de finale contre FR Gottéron.

C’est simple: après sa défaite inaugurale, la troupe de Pat Emond a remporté ses sept rencontres suivantes, retournant les Dragons (4-1) et balayant les ZSC Lions en demi-finales (3-0). A l’heure de se projeter dans ce duel face au grand Zoug, les chiffres parlent d’ailleurs en faveur du GSHC. Mais…

4

Grâce à son parcours quasi sans faute, GE Servette a bénéficié de quatre jours de récupération de plus que Zoug depuis le début des play-off. Non-négligeable, là où le EVZ a dû jouer un acte de plus à chaque tour et avance à un rythme d’un match tous les deux jours depuis le 13 avril.

3,88

Les Aigles peuvent se targuer d’afficher la meilleure attaque de ces séries éliminatoires, avec une moyenne de 3,88 buts inscrits par rencontre (3,40 pour Zoug). A la baguette: Henrik Tömmernes (11 points en 8 matches), Linus Omark (10 points), Tyler Moy (5 buts), Noah Rod (4 buts), Mathieu Vouillamoz (4 buts), Daniel Winnik (3 buts), Joël Vermin (3 buts) et Eric Fehr (3 buts). Ou quand les leaders répondent présents.

Henrik Tömmernes – Linus Omark, sacré duo.

Henrik Tömmernes – Linus Omark, sacré duo.

Marc Schumacher/freshfocus

1,12

Le GSHC, c’est aussi la défense la plus hermétique de ces play-off, avec une moyenne de 1,12 but encaissé par acte (2,40 pour le EVZ).

97,81%

Genève doit d’ailleurs une bonne partie de sa solidité aux performances de Daniel Manzato, lequel prend le relais de Gauthier Descloux (blessé) avec brio, en témoignent son pourcentage d’arrêts (97,81%, contre 92,13% pour son homologue zougois Leonardo Genoni) et le nombre de buts qu’il encaisse en moyenne dans ces séries (0,61).

Daniel Manzato, la baraka.

Daniel Manzato, la baraka.

freshfocus

29,03%

Les Aigles performent également en situations spéciales. Et d’abord avec le power play le plus efficace des play-off (29,03%, contre 16,22% pour le EVZ), auteur de 9 buts en 8 matches.

90,62%

De l’autre côté, leur box play est le plus solide des séries (90,62%, contre 88,57% pour Zoug), avec trois buts encaissés seulement dans la spécialité, alors qu’ils concèdent en moyenne 4,5 pénalités mineures par rencontre.

55,58%

Autre exercice déterminant: celui des engagements, où la bande de Pat Emond domine aussi (55,58% de face-offs gagnés par match, contre 54,07% pour le EVZ), emmenée par Tanner Richard (66,67%) et Eric Fehr (56,31%).

Tanner Richard, en verve.

Tanner Richard, en verve.

Bastien Gallay/freshfocus

Au bout du compte, GE Servette apparaît comme l’équipe la plus efficace de ces play-off, offensivement comme défensivement et toutes situations comprises. Mais face à un adversaire de la trempe de Zoug - de surcroît dans une finale -, les compteurs seront remis à zéro. Ne serait-ce que parce que le EVZ va débarquer sur la glace avec un quintuple champion de Suisse dans les cages (Genoni) et une armada impressionnante, incarnée par Jan Kovar (12 points en 10 rencontres), Grégory Hofmann (9 points), Nick Shore (8 points), Justin Abdelkader (6 buts), Dario Simion (6 buts), Lino Martschini (5 buts) ou encore Carl Klingberg (5 buts).

Et puis, il faut également dire que certaines statistiques des Aigles dans ces séries respirent quelque peu le surrégime.

108,45

Au rayon statistiques avancées, il y a le PDO (108,45, contre 102,01 pour Zoug), qui réunit les pourcentages d’efficacité des tirs (11,97%) et les pourcentages d’arrêts des gardiens (96,48%) et qui commence à traduire une performance «anormalement» haute au-dessus de 102.

42,99%

Mais il y a aussi le Corsi, qui permet de quantifier les volumes de jeu en comptabilisant tous les tirs tentés ou concédés et qui pour le GSHC (CF% de 42,99%, contre 54,65% pour le EVZ) renvoie l’image d’une équipe qui a tendance à subir davantage le jeu que son adversaire dans ces play-off.

Lorsque l’on est magnifiquement organisé (25,50 tirs bloqués par match en moyenne!) et porté par un gardien qui a la baraka, ça tient. Sera-ce toujours le cas en finale face à Zoug?

Sources: Swiss Ice Hockey et NL Ice Data

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