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Les clandestins donnent du fil à retordre aux agents

GENEVE – L'interpellation, mercredi à la frontière, d'un passeur de clandestins recherché par Interpol illustre un phénomène alarmant.

«Un joli coup», commente le porte-parole de la police, Christophe Zawadski, au sujet de l'arrestation par les gardes-frontière d'un passeur slovène (comme le révélait hier «20 minutes» et Léman Bleu). «Il n'est pas fréquent de mettre la main sur une personne sous le coup d'un mandat d'arrêt international.» En revanche, il devient de plus en plus fréquent à Genève de tomber sur un passeur. «Lors du premier semestre 2006, nous en avions intercepté 22», indique le chef de service des gardes-frontière Michel Bachar. «Pour 2007, nous en sommes à une quarantaine.» En corollaire, le nombre d'entrées illégales sur le territoire du canton a simplement doublé par rapport à l'année dernière.

Alors, recrudescence de ce type de délits ou gardes-frontières plus efficaces? «Certes, Genève est une région très attractive. Mais de notre côté, nous avons adapté nos techniques de contrôle, notamment avec les patrouilles volantes», estime Michel Bachar. «A nous seuls, nous réalisons 25% de l'activité des gardes-frontières pour le pays», continue-t-il.

Reste que le ton se durcit. Les agents sont davantage confrontés à la violence. «Durant les six premiers mois de 2006, nous avons utilisé la force à neuf reprises. En 2007, nos hommes ont mis leur vie en danger 28 fois», s'inquiète Michel Bachar.

Renaud Bournoud

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