Basketball - LNA: Les clés du match pour le match décisif
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Basketball - LNALes clés du match pour le match décisif

Qui de Lugano ou de Fribourg sera sacré champion de Suisse? Au coude-à-coude dans la série (3-3), les deux finalistes se retrouveront vendredi soir au Tessin pour le match VII.

Comme lors des deux dernières années, le titre se jouera lors de l'ultime rencontre prévue au calendrier. Si la nouvelle formule au meilleur des sept matches a pesé sur les organismes, elle offre une conclusion à la hauteur du scénario de cette finale. Les deux équipes, organisées dans deux styles très différents, se sont en effet livré un mano a mano sans relâche.

«Le fait que cette finale aille jusqu'au septième match est un bien pour le basket. Une tâche compliquée nous attend à Lugano, mais nous jouerons notre chance à fond», déclarait Aleksic au terme du 6e acte. Eclairage sur les points-clés de cette belle tant convoitée.

1) L'effectif un peu court des Tigers

Les Tigers disposent d'un cinq de base supérieur à celui d'Olympic. Mais si Andrea Petitpierre dispose de cinq étrangers de grande qualité (Watson, Abukar, Schneidermann, Gibson et Sweetney), il ne peut pas compter sur un banc aussi profond que celui de Fribourg. Il doit dès lors compter sur ses leaders, lui qui n'aligne en moyenne que 6,5 joueurs pendant plus de 10 minutes par match (8,3 du côté d'Olympic).

Mardi lors de l'acte VI, les intérieurs Watson et Abukar ont semblé payer l'accumulation des déplacements, de même que le meneur Rickey Gibson. Ce dernier pourrait d'ailleurs laisser sa place à Devin Sweetney, surnuméraire lors des trois dernières rencontres.

2) L'expérience face à la jeunesse

Avec une moyenne d'âge de 31 ans, le cinq de base luganais possède une expérience tout autre que son homologue fribourgeois (23,8 ans). Jusque-là, l'équilibre entre les vieux briscards tessinois et la jeune troupe d'Olympic a été total.

Reste à savoir si la pression d'un 7e match à l'extérieur sera supportable pour les nerfs des joueurs d'Aleksic. Ces derniers avaient craqué lors de la finale de la Coupe de Suisse, perdue à Saint-Léonard face aux Lions de Genève (59-73). Mais ils ont désormais pris le dessus physiquement sur une équipe fatiguée.«Tout sera possible lors de l'acte VII. Nous avons démontré que nous pouvions les battre lorsque nous restons unis», explique Edwin Draughan, meilleur homme sur le parquet mardi.

3) L'avantage du terrain

Sur les trois victoires obtenues, les deux finalistes se sont imposés chacun à une reprise dans la salle de leur adversaire. Repartis en vainqueurs de l'acte I disputé à l'Istituto elvetico après avoir effacé un retard de vingt points, les Fribourgeois devront réaliser un nouvel exploit s'ils entendent ramener le trophée. Car les joueurs d'Andrea Petitpierre n'ont connu que ce revers en 19 rencontres à domicile cette saison.

4) Une guerre tactique

Alors que les premiers matches avaient laissé entrevoir un jeu axé sur l'attaque, la finale s'est petit à petit transformée en une guerre tactique privilégiant la défense. Dix jours après avoir remporté 98-87 le 3e match à Saint-Léonard (pour mener 2-1), les Fribourgeois se sont imposés sur un tout petit score (63-59) pour égaliser à 3-3.

Empêcher l'attaque luganaise d'atteindre la barre des 60 points tout en lui faisant commettre 19 pertes de balle représente une véritable performance qu'il sera bon de rééditer. «Comme mardi, la défense aura un rôle prépondérant sur l'issue du match», reconnaît Petitpierre.

5) Quel Draughan ?

La force d'Olympic réside dans son collectif. Les jeunes internationaux Jonathan Kazadi, Roberto Kovac ou Marko Mladjan ont par exemple tous un rôle bien précis dans ce rodage. Pourtant, depuis le début de la finale, un homme en particulier fait figure de baromètre chez les Fribourgeois. Il s'agit de l'Américain Edwin Draughan, qui a porté son équipe lors des trois succès d'Olympic, mais également connu deux «creux» lors des matches IV et V, perdus par les siens. La prestation du futur retraité, encore décisif mardi, sera donc à suivre de très près sur le parquet luganais. (ats)

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