CFF: «Les clients doivent aussi financier les infrastructures»
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CFF«Les clients doivent aussi financier les infrastructures»

Les clients des CFF doivent mettre la main au porte-monnaie pour financer les infrastructures des transports publics.

Les transports publics ne peuvent pas uniquement réclamer des fonds auprès des pouvoirs publics, estime le patron de l'ex-régie fédérale Andreas Meyer.

Sans une contribution des utilisateurs aux coûts supplémentaires, le système des transports publics en 2030 ne pourra quasiment pas être financé, a expliqué samedi Andreas Meyer dans une interview à la «Berner Zeitung».

Comme le gouvernement

La veille, le Conseil fédéral avait lui aussi jugé que de nouvelles recettes seraient nécessaires pour financer la 2e étape du développement du réseau ferroviaire ZEB 2, rebaptisé Rail 2030.

Notamment au menu de ce projet: la suppression du goulet d'étranglement de Crissier (VD), l'élargissement à six voies du tronçon Härkingen (SO)- Wiggertal (AG), le tronçon Blegi-Rütihof (ZG) et le contournement nord de Zurich.

Nombreux pendulaires

En 2030, les Chemins de fer fédéraux (CFF) s'attendent à un doublement des pendulaires dans les agglomérations. «Nous allons avoir besoin de nouveau matériel roulant, de nouvelles infrastructures, cela va coûter beaucoup d'argent».

Le nouvel horaire des CFF, entré en vigueur la semaine dernière, a accrû l'offre de 5,5%. Sans de nouvelles infrastructures, une telle augmentation n'est plus possible, poursuit le directeur général des CFF.

Bon pour l'économie

Mais Andreas Meyer ne veut pas uniquement parler des coûts. «Les CFF, ce ne sont pas que des dépenses, ils apportent également des avantages à l'économie». Et de souligner qu'ils permettent notamment de rendre attractifs des sites écononomiques.

La situation actuelle des CFF satisfait par ailleurs Andreas Meyer et ceci bien que la crise finacière ne les épargne pas. «Nous en ressentons naturellement les conséquences. Dans le secteur du transport international des marchandises, les CFF ont transporté 20% de moins que l'an dernier à la même période».

Le secteur du transport combiné est lui aussi touché et a connu un recul de 5% en novembre sur le marché intérieur. «La situation économique l'année prochaine va nous causer des difficultés», poursuit M. Meyer. Des suppressions d'emplois ne sont toutefois pas à l'ordre du jour. (ats)

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