Les collaborateurs de Skyguide renoncent à recourir
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Les collaborateurs de Skyguide renoncent à recourir

Les quatre collaborateurs de Skyguide condamnés lors du procès de la catastrophe aérienne d'Uberlingen renoncent à recourir.

«Des éléments humains et émotionnels ont pesé plus lourd dans leur décision que les arguments juridiques et les chances de succès en deuxième instance», a relevé jeudi la société de contrôle aérien dans un communiqué.

«Un recours aurait constitué une longue épreuve supplémentaire que nous ne souhaitons imposer à personne, ni à nous-mêmes, ni à nos familles, ni aux familles des victimes, ni au personnel de Skyguide, ni à l'entreprise elle-même; notre décision permet de clore un chapitre douloureux et de prendre un nouveau départ», ont fait savoir les quatre collaborateurs.

Le patron de Skyguide estime que ses quatre collaborateurs «ont eu le courage de prendre une décision pénible: pour cette raison, je respecte au plus haut point leur résolution et les motifs qui les ont amenés à la prendre». Deux d'entre eux ont pris leur retraite, alors que les deux autres occuperont d'autres fonctions dans l'entreprise.

Les huit employés déférés devant le tribunal de district de Bülach ont été mutés à d'autres fonctions durant le procès. Les quatre collaborateurs acquittés ont ensuite été réintégrés dans leurs fonctions.

Le 1er juillet 2002, un Tupolev 154 de la compagnie russe Bashkirian Airlines assurant la liaison Moscou-Barcelone et un avion-cargo de DHL sont entrés en collision au-dessus du lac de Constance, dans l'espace aérien du sud de l'Allemagne géré par la société suisse Skyguide. L'accident avait fait 71 morts, dont 45 enfants russes qui partaient en vacances.

Au début septembre dernier, trois cadres de Skyguide avaient été condamnés à 12 mois de prison avec sursis pendant deux ans. Un chef de projet avait été condamné à une peine de 90 jours-amende à 150 francs par jour avec sursis. Le meurtrier de l'aiguilleur du ciel en fonction cette nuit-là est actuellement en détention. Son cas est pendant devant le Tribunal fédéral.

AP

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