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LausanneLes commerçants pestent contre une police tatillonne

Plusieurs boutiques s'estiment persécutées. Le municipal de la Sécurité entend leur colère.

par
Renaud Bournoud

«Embêter pour rien les gens qui bossent, c'est agaçant.» Patron de Hood Cycles, Oliver n'apprécie pas que la police du commerce lui mette des bâtons dans les roues. Récemment, les inspecteurs sont passés à son échoppe. Ils ont sorti leur mètre et lui ont intimé l'ordre d'enlever les vélos qu'il exposait sur le trottoir devant sa boutique. «Nous sommes là depuis 1988 et cela n'avait jamais gêné personne», lâche-il. Oliver n'est apparemment pas le seul commerçant à subir une application stricte du règlement par les inspecteurs. «Cela ne peut plus durer, c'est du harcèlement», renchérit Muriel Testuz, la présidente de l'association Super City management non merci!

La cheffe de la police du commerce, Florence Nicollier, réfute l'accusation. Selon elle, son service a d'autre chose à faire que de courir après les petits commerçants. «Nous délivrons des milliers d'autorisations par année et nous n'avons que quatre inspecteurs», chiffre-t-elle. Le municipal de la Sécurité calme le jeu. «Je viens de rappeler à mon service qu'il fallait parfois faire preuve de bon sens, tout en respectant l'égalité de traitement, indique Marc Vuilleumier. Il peut arriver qu'il applique la loi un peu trop au pied de la lettre.»

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