Lyon et Marseille: Les compagnies de CRS ne fermeront pas
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Lyon et MarseilleLes compagnies de CRS ne fermeront pas

Les compagnies de CRS de Lyon et Marseille, dont la fermeture envisagée par le ministère de l'Intérieur avait suscité la fronde des policiers, resteront ouvertes.

Le ministre Brice Hortefeux a «décidé de ne supprimer aucune compagnie» de CRS.

Le ministre Brice Hortefeux a «décidé de ne supprimer aucune compagnie» de CRS.

Les compagnies de CRS de Lyon et Marseille resteront ouvertes, a-t-on appris lundi soir de sources syndicales et auprès du ministère.

Le ministre Brice Hortefeux a «décidé de ne supprimer aucune compagnie» de CRS, mais «de redéployer 280 postes de CRS vers des missions de sécurité publique sur le terrain», a-t-il indiqué à l'issue d'une réunion avec les syndicats.

Redéploiement choisi

Se félicitant que l'objectif d«'affecter de manière permanente près de 300 hommes sur le terrain sera tenu», le ministère relève que deux possibilités s'ouvraient à lui: «soit la suppression de deux compagnies, une à Lyon, une à Marseille, soit le redéploiement de l'équivalent de deux compagnies».

C'est donc cette dernière solution qui a été choisie et les policiers réaffectés «seront prélevées sur les effectifs globaux de 12.000 CRS», a ajouté le ministre.

Dans l'après-midi, les syndicats avaient été reçus par le directeur général de la police nationale (DGPN), Frédéric Péchenard, qui leur avait confirmé que «des pistes de fermeture étaient envisagées» pour de Marseille et Lyon.

Le ministre «a été à l'écoute des syndicats», s'est félicité Nicolas Comte (SGP-FO, 1ère organisation des gardiens de la paix), tandis que Jean-Claude Delage, secrétaire général d'Alliance (2ème syndicat), a salué le fait que M. Hortefeux «a pris en compte le dialogue social et le terrain.»

Il «a pris la décision politique qui ne touche pas au potentiel opérationnel» des CRS, a ajouté M. Comte.

Le projet de fermeture avait suscité une grogne inédite dans les rangs des CRS, avec une multiplication des arrêts maladie, des actions symboliques et même un début de grève de la faim.

La semaine dernière, en marge des voeux d'un syndicat de police, Brice Hortefeux avait confirmé que «des études» étaient «en cours sur la fermeture» des compagnies de CRS de Marseille et Lyon.

(afp)

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