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NeuchâtelLes comptes 2012 bouclent dans le rouge

Le Grand Conseil neuchâtelois a approuvé les comptes 2012, mardi.

Le Grand Conseil neuchâtelois a approuvé mardi par 82 voix contre 13 les comptes 2012. Ceux-ci présentent finalement un résultat positif de 56'000 francs, alors que le budget prévoyait un déficit de 17,3 millions.

Le résultat avant opérations de bouclement (dissolution et création de provisions et réserves) se monte à 13,1 millions de francs. Quant aux investissements nets, ils atteignent 58,1 millions.

Les partis se sont montrés dans l'ensemble satisfaits du dernier exercice comptable de la législature 2009-2013. Ils ont souligné l'apport positif de l'augmentation des revenus de l'impôt sur les personnes morales.

Si les socialistes et le PVS (PopVertsSol) ont jugé que les résultats étaient bons, des bémols sont venus du côté du PLR, dont quelques membres ont préféré l'abstention. Reste que le parti a voté majoritairement en faveur de l'acceptation des comptes.

L'UDC a en revanche exprimé de vives critiques par la voix du député Jean-Charles Legrix, qui a qualifié la situation de «catastrophique». Le parti déplore que les charges soient toujours en hausse et juge que le canton continue à s'endetter. Il regrette en outre qu'aucune provision n'ait été prévue pour préparer la recapitalisation de la caisse de pension.

Des défis

Le chef des finances Laurent Kurth a au contraire souligné que les comptes donnaient satisfaction au gouvernement, avec «des charges maîtrisées et une gestion saine et rigoureuse». Quant à la dette, il a préféré parler de «stabilisation», dans la mesure où la hausse observée provient d'un report de l'exercice 2011.

Mais les défis ne manquent pas, a ajouté Laurent Kurth. En particulier, la croissance des recettes issues de la fiscalité des personnes morales peut se révéler volatile. Il ne faudra donc pas oublier de renforcer le tissu économique neuchâtelois, «et cela reste une priorité du Conseil d'Etat», a-t-il affirmé.

Le conseiller d'Etat a saisi l'occasion de jeter un regard plus large sur la situation actuelle dans le canton. Entré en fonction il y a quatre mois et demi, il s'est dit «frappé par la faible part des véritables débats de société» au profit des tactiques politiciennes, et aussi «frappé par le climat de défiance entre le parlement et l'exécutif, ainsi qu'entre les médias et l'exécutif».

A noter que le département des finances aura connu pas moins de trois chefs durant l'exercice. Le socialiste Jean Studer, parti à la Banque nationale suisse (BNS), a été remplacé provisoirement par le libéral-radical Thierry Grosjean (responsable de l'économie), avant que le socialiste Laurent Kurth reprenne le flambeau. (ats)

Berne veut économiser

Le canton de Berne cherche des solutions pour éponger durablement son déficit structurel de quelque 450 millions. Une entreprise difficile, comme l'atteste une étude réalisée par BAK Basel à la demande du Conseil-exécutif.

La directrice des finances Beatrice Simon n'a pas caché mardi devant la presse qu'il allait falloir tailler dans le vif. L'institut BAK Basel s'est livré à une analyse comparative intercantonale portant sur 32 secteurs d'activité. Elle servira de base pour la suite des travaux du projet d'examen des offres et des structures 2014 (EOS 2014).

Dans ses conclusions, l'étude relève que des structures défavorables dues à des différences démographiques, topographiques ou géographiques influencent plus fortement les dépenses que le manque d'efficacité ou un excès dans l'offre de prestations.

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