Actualisé 21.05.2012 à 15:11

Hooligans du Servette FCLes contribuables lausannois devront payer

Les autorités politiques cantonales exigent que les clubs soient responsables des dégâts occasionnés par leurs supporters ultras. Mais dans les faits, c'est une autre réalité.

de
Frédéric Nejad

Lors de la venue du Servette FC au stade lausannois de la Pontaise le 1er avril, de graves débordements avaient forcé la police à intervenir (avec tirs de balles en caoutchouc), ainsi que les pompiers puis la voirie. Deux hommes avaient été interpellés puis identifiés avant d'être relâchés.

Dans nos colonnes, Jean-Christophe Sauterel, porte-parole de la gendarmerie vaudoise, déclarait alors: «Les hooligans sont systématiquement poursuivis. Chaque canton et chaque club sont responsables des débordements de leurs supporters.»

Six semaines après les faits, police, pompiers et voirie ont calculé puis envoyé leurs factures à leurs services communaux respectifs. Mais le porte-parole de la police lausannoise et celui des pompiers refusent de communiquer le montant: «Voyez avec l'Exécutif!»

Le canton de Genève et le Servette FC ne paieront rien

Patron de la sécurité publique communale, Marc Vuilleumier refuse lui aussi d'articuler un chiffre précis, puis finit par lâcher la somme d'environ 80 000 francs pour l'action de la police et des pompiers lors du match du 1er avril.

Est-ce que le Servette FC mettra la main au porte-monnaie? «Non, car le système de responsabilité et de la solidarité financière des clubs n'est pas en place, confesse Marc Vuilleumier. Et à ma connaissance, il n'y a pas eu de dénonciations. Quant à d'éventuels interpellés, ils ne sont souvent pas solvables.» Et de conclure que tous les frais liés aux hooligans sont assumés entièrement par la Ville de Lausanne. Et donc par ses contribuables.

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