Berne: Les contrôleurs peuvent utiliser des pseudonymes
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BerneLes contrôleurs peuvent utiliser des pseudonymes

Pour des raisons de sécurité, un syndicat veut abolir le badge identifiant les agents. Mais les CFF ont une autre solution.

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juu/jbm
Le nom indiqué sur la poitrine de chaque employé peut être fictif.

Le nom indiqué sur la poitrine de chaque employé peut être fictif.

sbb Kommunikation & Public Affai

«Je connais ton nom et je sais où tu habites!» De nombreux employés des CFF ont essuyé ce type de menace, selon Werner Rüegg, secrétaire régional du syndicat des services publics Transfair. Près d'un quart des 2150 agents concernés ont signé une pétition demandant que les badges nominatifs soient remplacés par des étiquettes neutres, indiquant un numéro personnel par exemple. «Ce serait suffisant pour permettre les réclamations», assure le syndicaliste.

Nom d'emprunt

Les CFF ont rejeté cette proposition. Son porte-parole Raffael Hirt explique que la compagnie est «convaincue que l'attention personnelle portée aux voyageurs contribue à une perception positive de la part de la clientèle. Cela comprend un badge nominatif personnel avec l'initiale du prénom et le nom de famille, ainsi que la fonction.» Le communiquant précise cependant que «depuis quelques années, les salariés qui ont eu des expériences négatives peuvent demander un badge comportant un nom fictif.» De cette façon, l'entreprise assure la sécurité de son personnel.

Nombre stable d'agressions

Raffael Hirt rappelle «qu'en moyenne, une attaque est perpétrée tous les deux ou trois jours sur le réseau des CFF». Même si la situation en matière de sécurité est restée stable ces dernières années, «les cas ont tendance à devenir plus graves», relève le porte-parole. Du côté de Transfair, on craint que le nombre d'attaques soit sous-estimé, les victimes ne signalant pas systématiquement tous les incidents dont ils sont les victimes.

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