Piraterie en Somalie: Les convois jugés plus sûrs que les soldats à bord
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Piraterie en SomalieLes convois jugés plus sûrs que les soldats à bord

Les armateurs suisses ne veulent pas de soldats à bord de leurs navires croisant au large de la Somalie.

«Ils ont peur d'une escalade de la violence», explique l'un d'eux. Selon Stefan Sip, les convois encadrés par des navires de guerre sont plus sûrs.

«Je redoutais un temps que la Confédération force les armateurs à accepter la présence de soldats», déclare l'armateur dans une interview parue mercredi dans «24 Heures» et «La Tribune de Genève». Micheline Calmy-Rey ayant précisé récemment que c'était un service offert aux armateurs, l'offre lui paraît «acceptable».

Mais «il faut un concept plus large que de simples troupes sur un bateau.» Pour M. Sip, les soldats apportent un plus uniquement si les navires circulent en convois encadrés par des navires de guerre.

Surtout politique

Dans le dossier de la piraterie, l'armateur a l'impression que le gouvernement a privilégié certains aspects politiques par rapport à des solutions pragmatiques. Il saluerait pour l'instant l'envoi de soldats dans la région, prêts à intervenir si la menace devenait encore plus tangible.

Un capitaine est responsable de la sécurité de son bateau et de nombreuses questions restent à clarifier en lien avec la présence de soldats. Sur le fond, l'armateur reste «fondamentalement opposé à la présence d'armes sur un bateau». Malgré les prises d'otage, peu de naviguants ont été blessés et il n'y a pas eu de mort à la connaissance de M. Sip.

Décision attendue ce mercredi

Favorable au principe de l'envoi de troupes suisses dans le Golfe d'Aden en guise de participation à l'opération navale européenne «Atalante», le Conseil fédéral devrait trancher ce mercredi. Mardi, la commission de politique extérieure du National a rejeté l'idée.

Pour sa majorité, la «Suisse ne saurait défendre l'idée d'une intervention, notamment parce qu'elle ne dispose pas de troupes spécialisées capables d'intervenir dans pareille situation». La Suisse dispose d'une alternative: une contribution financière serait aussi envisageable, a déclaré mardi l'ambassadeur de l'UE en Suisse Michael Reiterer.

(ats)

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