Interventions: Les corps de pompiers sont en mal d'effectifs
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InterventionsLes corps de pompiers sont en mal d'effectifs

Les soldats du feu pendulaires ne sont pas disponibles dans leur commune de domicile la journée. Des solutions s'esquissent.

par
jbm
Il devient toujours plus difficile de concilier vie professionnelle et engagement de pompier volontaire.

Il devient toujours plus difficile de concilier vie professionnelle et engagement de pompier volontaire.

Keystone/Jean-christophe Bott

La Fédération suisse des sapeurs-pompiers (FSSP) tire la sonnette d'alarme. Depuis le début du millénaire, l'effectif des pompiers volontaires est passé de 150 000 à 90 000 selon la «Sonntags­Zeitung». Pourtant, le nombre d'interventions ne baisse pas et les hommes du feu sortent 70 000 fois par année.

Des aménagements

Une des grosses difficultés réside dans le fait qu'aujourd'hui seuls 30% des Suisses travaillent encore à l'endroit où ils habitent. Il devient ainsi toujours plus difficile de trouver des équipes d'intervention durant la journée, contrairement à la nuit.

A Monthey (VS) par exemple, le chef du service Sécurité civile, Glenn Martignier, a trouvé des aménagements. «Une personne qui vit à Troistorrents et travaille à Monthey est incorporée dans les deux corps et interviendra la nuit dans la vallée et la journée dans le chef-lieu, explique-t-il.

Par ailleurs, en cas de coup dur, d'autres corps de toute la région sont alarmés afin de ne pas se retrouver sur l'intervention avec des effectifs réduits.»

La société évolue

Le chef de service constate également que la société change et que les personnes qui s'engagent dans un corps de pompiers restent entre 5 à 10 ans, puis s'adonnent à d'autres occupations. «Pour avoir assez de monde et faire face au roulement, nous devons recruter davantage de monde», poursuit-il.

Indemnisé lors des interventions

En intervention, un pompier touche entre 25 et 30 fr. selon la commune. A Monthey (VS) par exemple, ceux qui sont de piquet empochent 120 fr. pour un week-end et autant pour la semaine. A noter que tout le monde doit payer la taxe pompier qui s'élève à une centaine de francs. Pour éviter cette ponction, chacun peut demander à être incorporé et, en fonction des places disponibles et des besoins, il fera effectivement partie du corps.

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