Actualisé 21.03.2017 à 16:10

FranceLes corps retrouvés sont bien ceux des Troadec

Les restes humains retrouvés le 8 mars dans le jardin du suspect, en Bretagne, appartiennent bien à la famille qui avait disparu, ont confirmé les analyses ADN.

Les fragments humains retrouvés dans le jardin du suspect sont bien ceux de la famille Troadec, comme l'ont confirmé les analyses ADN.

Les fragments humains retrouvés dans le jardin du suspect sont bien ceux de la famille Troadec, comme l'ont confirmé les analyses ADN.

AFP/Fred Tanneau

La mystérieuse disparition de la famille Troadec a connu mardi une étape importante: les traces ADN relevées sur les restes humains découverts à Pont-de-Buis (Finistère) appartiennent bien aux quatre membres de cette famille, ce qui confirme les aveux de leur assassin présumé. Hubert Caouissin, le beau-frère du père de la famille disparue à la mi-février de son pavillon d'Orvault, près de Nantes, avait reconnu en garde à vue avoir tué les époux Troadec, Pascal et Brigitte, et leurs deux enfants, Sébastien, 21 ans, et Charlotte, 18 ans, et les avoir démembrés.

De premiers restes humains avaient été découverts le 8 mars lors de fouilles dans la ferme de M. Caouissin à Pont-de-Buis (Finistère), en sa présence, et grâce à sa collaboration. Des bijoux, des ordinateurs et divers objets appartenant à la famille avaient été également trouvés lors de recherches. «Les analyses ADN réalisées sur les corps retrouvés à Pont-de-Buis ont permis d'identifier» les quatre membres de la famille, a annoncé mardi le procureur de la République de Nantes, Pierre Sennès.

Un supposé trésor comme mobile du crime

Saisis depuis le 23 février de la disparition des quatre membres de cette famille apparemment sans histoire, les enquêteurs de la police judiciaire de Nantes et de Rennes avaient effectué de nombreuses constatations dans le pavillon d'Orvault. Des analyses de police technique et scientifique avaient mis au jour des traces de sang, en grande quantité et dans toute la maison. La voiture du fils, Sébastien, a été retrouvée vide à Saint-Nazaire quelques jours plus tard. C'est notamment dans ce véhicule que l'ADN d'Hubert Caouissin est retrouvé.

Cet employé du groupe de construction navale DCNS à Brest, âgé de 46 ans, a été interpellé le 5 mars avec sa compagne Lydie, secrétaire médicale. Il est passé aux aveux dans la journée, avançant devant les enquêteurs un mobile lié à un supposé héritage de pièces d'or mal partagé, entre sa compagne, également mise en examen dans le dossier, et son beau-frère Pascal. Un «trésor» qui aurait nourri sa «rancœur» pendant de longues années. Le 16 février au soir, il s'était rendu au domicile des Troadec à Orvault, dans l'intention de les espionner, et s'était introduit chez eux «pour récupérer une clef», mais se faisant surprendre, il les avait tués en les frappant avec un pied de biche, avait-il expliqué en garde à vue. (20 minutes/afp)

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