Actualisé 18.12.2013 à 10:30

Santé en Suisse

Les coûts croissent plus vite que les primes

Les coûts de la santé ne cessent d'augmenter en Suisse, mais les primes ne croissent pas suffisamment pour compenser cette hausse. Ce n'est pas sans risque.

La croissance des coûts de la santé s'est poursuivie, en 2013, à un rythme élevé malgré les nombreuses mesures prises pour la maîtriser. Avec un taux supérieur à 7%, elle est largement deux fois plus forte que la hausse des primes. Cet écart n'est pas tenable à terme, s'inquiète comparis.ch.

Tôt ou tard l'incidence sur les primes sera brutale, écrit mercredi dans un communiqué le service de comparaison en ligne qui tire la sonnette d'alarme. Citant son expert en assurance maladie Felix Schneuwly, comparis.ch rappelle qu'une régulation ferme de la santé est en premier lieu de la responsabilité de la classe politique.

Or malgré les mesures prises, dont l'introduction d'un nouveau financement des hôpitaux, les coûts de la santé ont augmenté de 7,94% jusqu'à la fin du troisième trimestre 2013, selon les résultats du dernier monitoring de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). La hausse atteint même 20,7% pour les traitements hospitaliers stationnaires.

Il est certes possible que ce chiffre diminue un peu d'ici la fin de l'année, les résultats des premiers mois de 2013 ayant été plombés par bon nombre de prestations effectuées l'année précédente mais comptabilisées en retard à cause du changement de système. Cela ne suffira cependant de loin pas à combler l'écart avec la hausse des primes.

Grand écart forcé

Selon les calculs pondérés de comparis.ch, celles-ci augmenteront en moyenne de 3,3% à peine en 2014. Or il est impératif que les primes maladie suivent l'évolution des coûts. A vouloir forcer le grand écart, on risque le crack, avertit le comparateur en ligne financé en partie par les caisses maladie.

Selon lui, «Parlement et Conseil fédéral devront soit prendre des décisions pour freiner la hausse des coûts, soit laisser plus de marge de manoeuvre aux caisses pour leur permettre d'agir par elle-même en ce sens». Et pour comparis.ch, «les points essentiels d'une politique efficace sont clairs».

Le comparateur cite ainsi un nouveau financement des hôpitaux résolument ferme, aucun cours de change spécifique appliqué au prix des médicaments et aucune majoration des prestations en laboratoire. En outre, l'OFSP a aujourd'hui déjà l'obligation légale de rejeter les primes trop basses établies par les caisses maladie, rappelle comparis.ch. (ats)

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