Suisse: Les coûts de la santé n'ont pas connu de pause
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SuisseLes coûts de la santé n'ont pas connu de pause

L'épidémie de Covid-19 qui a explosé à la mi-mars en Suisse n'a influencé que très partiellement les résultats des trois premiers mois.

Les primes ne devraient donc pas augmenter l'an prochain, ou du moins les assureurs feront tout pour l'éviter.

Les primes ne devraient donc pas augmenter l'an prochain, ou du moins les assureurs feront tout pour l'éviter.

Keystone

Les coûts de la santé ont augmenté davantage que la moyenne des 20 dernières années durant le premier trimestre 2020. Cette hausse de 5%, au lieu de 3 ou 4, n'est cependant pas due au seul coronavirus, estime la directrice de santésuisse Verena Nold.

Les EMS, les physiothérapeutes et les traitements hospitaliers ambulatoires sont les secteurs qui grèvent le plus les coûts de la santé. De plus, l'épidémie qui a explosé à la mi-mars en Suisse, n'influence que très partiellement les résultats des trois premiers mois, a précisé la directrice d'une des deux faîtières d'assureurs maladie dans une interview au «SonntagsBlick».

Porte-parole de l'autre faîtière, Curafutura, Ralph Kreuzer ne veut quant à lui pas préjuger. Il est encore trop tôt dans l'année pour juger sérieusement d'un telle hausse, d'autant que nombre de prestations ne sont même pas encore facturées. En matière de coûts de santé, il est bon de disposer d'une image globale.

Santesuisse et Curafutura se rejoignent pour garantir que les assureurs disposent de réserves suffisantes, à hauteur de huit milliards de francs - ou l'équivalent de trois à quatre mois de primes - avec lesquelles Verena Nold pense bien pouvoir couvrir les coûts de la pandémie.

Les primes ne devraient donc pas augmenter l'an prochain, ou du moins les assureurs feront tout pour l'éviter, assurent les représentants de leurs faîtières, Mme Nold dans la presse dominicale et M. Kreuzer à Keystone-ATS. Il est de toute façon prématuré d'en parler, répète le second, tandis que la première veut éviter aux assurés, déjà amplement touchés par la crise, des charges financières supplémentaires. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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