Crise: Les créanciers de la Grèce veulent un accord
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CriseLes créanciers de la Grèce veulent un accord

L'objectif jeudi, c'est de permettre enfin le versement d'une nouvelle tranche d'aide au pays. Et d'éviter une nouvelle crise.

«Nous avons fait ce qui nous incombait et (...) nous attendons que nos créanciers en fassent de même. Qu'ils respectent les règles qu'ils ont eux-mêmes écrites. Qu'ils respectent mon pays», a déclaré le Premier ministre grec Alexis Tsipras. (Mercredi 14 juin 2017)

«Nous avons fait ce qui nous incombait et (...) nous attendons que nos créanciers en fassent de même. Qu'ils respectent les règles qu'ils ont eux-mêmes écrites. Qu'ils respectent mon pays», a déclaré le Premier ministre grec Alexis Tsipras. (Mercredi 14 juin 2017)

AFP

Après des mois de désaccords et des retards à répétition, les créanciers de la Grèce, zone euro et FMI, espèrent s'entendre jeudi à Luxembourg sur le versement d'argent frais à Athènes, qui écarterait le risque d'une nouvelle crise.

Après des mois de désaccords et des retards à répétition, les créanciers de la Grèce, zone euro et FMI, espèrent s'entendre jeudi à Luxembourg sur le versement d'argent frais à Athènes, qui écarterait le risque d'une nouvelle crise.

Les discussions entre les 19 ministres des Finances des pays ayant adopté la monnaie unique - l'Eurogroupe - en présence de la directrice générale du FMI Christine Lagarde, s'annoncent longues et difficiles.

Objectif: relancer le troisième plan d'aide à Athènes de 86 milliards d'euros (93 milliards de francs) signé en juillet 2015, mais qui patine depuis des mois, et permettre enfin le versement d'une nouvelle tranche d'aide au pays.

«On y arrivera»

«On y arrivera jeudi, vous verrez», a promis mardi le très influent ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, lors d'une interview à Bloomberg.

Mais la Grèce, furieuse que ce déboursement puisse s'effectuer sans engagement des Européens sur un allègement de sa dette, a déjà laissé entendre qu'elle pourrait bloquer l'accord.

«Une absence d'accord (...) créerait un vide et un trouble», a prévenu mardi dans Le Parisien le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici. «Ne jouons pas avec le feu !», a-t-il insisté, appelant les partenaires d'Athènes à «prendre leurs responsabilités».

Désaccord entre le FMI et l'Allemagne

Depuis des mois, l'équation reste la même: l'Allemagne exige que le FMI participe financièrement au plan d'aide, mais celui-ci ne veut pas le faire sans engagement des Européens à alléger la dette grecque (179% du PIB)... ce que Berlin refuse d'imaginer avant les législatives de septembre.

Pour parvenir à un compromis et permettre à la Grèce de rembourser plus de sept milliards d'euros de créances urgentes en juillet, le FMI semble prêt, cette fois-ci, à temporiser sur ses exigences.

Concrètement, il donnerait son «accord de principe» à sa participation au plan d'aide, acceptant de renvoyer à plus tard les discussions sur la dette, afin de satisfaire l'Allemagne. Mais il ne débourserait pas un centime tant qu'un allègement n'aura pas été formellement accordé par les Européens.

Un compromis jugé inacceptable par la Grèce, qui craint que sans réaménagement de sa dette, son retour sur les marchés d'emprunt soit retardé. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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