Pandémie – Les croisiéristes se défendent de faire voguer des clusters flottants

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PandémieLes croisiéristes se défendent de faire voguer des clusters flottants

Ces derniers jours, plusieurs navires ont été ramenés à quai après la découverte de cas de Covid à bord. Mais les compagnies avancent l’argument d’un taux de contamination très faible.

En Italie, au moins 45 vacanciers sur les 4813 du paquebot Grandiosa de la compagnie MSC (ci-dessus) ont été placés en quarantaine dans le port de Gênes.

En Italie, au moins 45 vacanciers sur les 4813 du paquebot Grandiosa de la compagnie MSC (ci-dessus) ont été placés en quarantaine dans le port de Gênes.

Photo d’illustration/AFP

Des bateaux détournés, des passagers mis en isolement: le variant Omicron perturbe de nouveau le monde des croisières. Pour leur défense, les compagnies mettent en avant le faible nombre de passagers concernés, et affirment qu’il s’agit essentiellement de cas asymptomatiques.

Malgré les «bulles sanitaires» (vaccination obligatoire, tests multiples) mises en place par les compagnies sur leurs bateaux lors de la reprise des voyages au printemps 2021, à Hong Kong, une croisière du Spectrum of the Seas de la Royal Carribean a été forcée, mercredi, de rentrer au port prématurément à cause de neuf cas contacts sur 3700 passagers.

En Italie, au moins 45 vacanciers sur les 4813 du paquebot Grandiosa de la compagnie MSC ont été placés en quarantaine dans le port de Gênes, et en Espagne, 3000 passagers de l’AIDAnova ont été débarqués à Lisbonne au lieu des Canaries après la détection de 68 cas positifs. Enfin, au Brésil, les compagnies de croisières ont annoncé elles-mêmes suspendre les voyages jusqu’au 21 janvier en raison de «divergences» avec les autorités sanitaires sur l’application des protocoles Covid décidés il y a deux mois.

Moitié moins d’Américains

Les autorités sanitaires (CDC) ont quant à elles remonté le seuil d’alerte et recommandé d’éviter les croisières, y compris pour les personnes vaccinées. La décision du CDC «laisse particulièrement perplexe», a réagi dans un communiqué l’association internationale des croisiéristes, CLIA, qui avance que «les cas identifiés sur les navires de croisière ne représentent qu’une infime minorité de la population totale à bord – bien moins que sur la terre ferme – et que la majorité de ces cas sont asymptomatiques ou de nature bénigne, ne représentant qu’une charge minime, voire nulle, pour les services médicaux à bord ou à terre».

Rien n’est à l’épreuve du virus à 100%, rien»

«Ce que nous avons appris tout au long de cette pandémie, c’est que rien n’est à l’épreuve du virus à 100%, rien», se défend auprès un cadre d’une grande compagnie mondiale souhaitant rester anonyme.

«Tous les passagers sont entièrement vaccinés et 100% de la population – équipage et passagers – est testée à plusieurs reprises avant et pendant la croisière», ajoute-t-il, «aucun hôtel, centre de vacances, train, bus, ne teste 100% de ses clients comme nous le faisons».

Omicron est un nouveau coup dur pour un marché qui, en 2019, représentait 49 milliards de dollars, selon l’étude du cabinet Roland Berger et qui a vu son activité complètement arrêtée pendant un an à partir de mars 2020.

Annulations en série

Fin décembre, la compagnie Royal Carribean, annonçait déjà dans un communiqué, «une baisse des réservations et une augmentation des annulations pour les navigations à court terme mais à un degré moindre que celui connu avec le variant Delta». Norwegian Cruise Line, autre géant du secteur, a annulé huit destinations entre le 5 janvier et le mois d’avril «en raison des restrictions de voyages actuelles».

Les compagnies font aussi face aux cas positifs dans leur personnel navigant. Au Brésil, 60% des cas positifs recensés par les autorités sanitaires étaient des membres d’équipage tout comme 60 des 68 cas en Espagne sur l’AIDAnova.

(AFP)

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