Actualisé 15.03.2009 à 21:11

InternetLes «cybersquattages» franchissent des records

Les plaintes concernant l'usurpation de nom de domaine sur internet (cybersquattage) ont atteint à nouveau un niveau record en 2008, a prévenu lundi l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI).

Cette situation impose un renforcement des systèmes de protection.

«Les cas de cybersquattage dénoncés par les propriétaires de marque ont continué d'augmenter en 2008 avec un nombre record de plaintes», prévient l'agence de l'ONU qui gère un Centre d'arbitrage et de médiation des noms de domaines.

Le nombre de litiges s'est élevé à 2329 cas en 2008, soit 8% de plus que l'année précédente, selon l'OMPI. En dix ans de procédure, elle s'est vue adresser plus de 14 000 cas de cybersquattages.

Ces litiges ont porté sur 26 262 noms de domaines distincts. Les principaux plaignants ont été les Etats-Unis, la France, le Royaume- Uni, l'Allemagne, la Suisse et l'Espagne. Les accusés ont été majoritairement américain, britannique, chinois, espagnol et canadien.

Biotechnologie et finance

Les plaintes, dominantes dans les domaines de la biotechnologie et des produits pharmaceutiques ainsi que de la banque, de la finance et de l'internet, ont notamment porté sur des noms tels que Blackberry, Légo, Nestlé, Coca-Cola comme sur des personnalités dont Scarlett Johansson.

L'OMPI s'est inquiété de ce nombre grandissant d'usurpations de nom alors que l'Icann (le gestionnaire mondial de l'internet) s'apprête à lancer en masse de nouvelles extensions aux adresses internet. Il existe aujourd'hui 250 extensions (comme .net, .com, .fr) mais bientôt, tout le monde devrait pouvoir créer sa propre extension.

Protection des marques

«Le lancement d'un nombre inconnu et potentiellement élevé» de nouvelles extensions «soulève des questions majeures pour les titulaires de droits comme pour les utilisateurs de l'internet en général», s'est alarmé le directeur général de l'OMPI Francis Gurry cité dans un communiqué.

«Le cybersquattage demeure un problème grave pour les propriétaires de marques», a-t-il insisté. L'OMPI assure avoir travaillé en collaboration avec l'Icann sur cette question de la protection afin de mieux protéger le droits des propriétaires de marques mais aussi de garantir «la fiabilité du système d'adressage de l'internet».

(ats)

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!