Armée suisse: Les cyclistes de l'armée font la nique aux top-guns

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Armée suisseLes cyclistes de l'armée font la nique aux top-guns

Le budget militaire est serré. A la place de jets de combat, ce sont peut-être des vélos qui pourraient être achetés par Ueli Maurer.

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Deborah Rast/jbm

«Mon rêve secret est d'être le conseiller fédéral qui aura réintroduit les vélos dans l'armée.» Ueli Maurer, le chef du Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS), a fait jeudi cette déclaration sur les ondes de la télévision régionale Tele Top. «Les vélos sont très avantageux. C'est pourquoi mon idée a des chances d'être concrétisée», ajoute le ministre de la Défense.

Avec l'introduction d'Armée XXI, en 2003, les cyclistes ont été bannis de l'armée. L'argument avancé était que le futur appartenait à l'infanterie mécanisée. Cette conclusion avait fait l'effet d'une bombe pour Ueli Maurer. L'actuel ministre de la Défense a été incorporé chez les cyclistes. Et chaque jour, il parcourt à vélo les 15 kilomètres qui séparent Münsingen, où il réside, de ses bureaux de Berne. Au DDPS on ne commente pas cette idée: «Pour l'heure, nous avons d'autres priorités», déclare le porte-parole Martin Bühler. Il concède que les deux-roues ont une grande utilité stratégique. «Ils sont extrêmement silencieux et rapides. Un avantage lors des déplacements de soldats», ajoute-t-il.

Actuellement, l'armée dispose encore de 7200 vélos en réserve. «Si nous voulons reformer une troupe de cyclistes, il faudra certainement en racheter des nouveaux», confie Gaby Zimmer, cheffe de la communication de la base logistique de l'armée.

Hans Widmer, conseiller national socialiste, émet quelques critiques face à ce projet. «Il ne faudrait pas que le hobby du chef du DDPS se transforme en stratégie d'acquisition.»

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