Actualisé 19.03.2013 à 06:25

GenèveLes débats du budget ont déjà coûté 220'000 fr.

Les joutes verbales ne sont pas terminées, mais elles sont déjà plus chères que l'an passé. Calcul électoral ou simple jeu démocratique?

von
Raphaël Leroy
Les indemnités des élus se montaient à 3,6 millions de francs en 2012.

Les indemnités des élus se montaient à 3,6 millions de francs en 2012.

Quelque 64 heures de travail en commission, rémunérées 110 fr. de l'heure par député. Huit séances plénières au Grand Conseil entre jeudi et vendredi, payées 160 fr. la séance par élu. Et pourtant, toujours pas de budget 2013.

Mais un coût pour la collectivité: 227'200 fr. C'est déjà davantage que pour l'an dernier, quand le vote des finances du Canton avait coûté 168'050 fr., avec toutefois des discussions moins exhaustives que cette année.

Responsabilité partagée?

«Les socialistes, qui s'en prennent au bouclier fiscal, et le PLR, qui voulait couper ­toutes les dépenses de 2%, ont une responsabilité partagée, juge la PDC Béatrice Hirsch. Il y a instrumentalisation électorale puisque les 98 millions de déficit actuel ne représentent que la marge d'erreur entre le budget et les comptes.»

Un avis qui fait bondir le député PS Roger Deneys. «Le bouclier fiscal n'a rien à voir avec ça! La responsabilité revient aux partis de droite, qui ont ­refusé la première mou­ture du budget en septembre.» La Verte Emilie Flamand précise: «Le véritable coût à chercher réside dans le blocage que cela crée au niveau du fonctionnement de l'Etat.»

Coûts démocratiques

Alliés la semaine passée, UDC, MCG et PLR ont des lec­tures différentes. Si le premier met en cause «l'entêtement du Conseil d'Etat» qui a ajourné les discussions, selon Eric Bertinat, les deux derniers partis estiment que ces coûts sont inhérents à la démocratie.

«Si on peut se permettre autant de subventions, alors nous pouvons nous permettre le Grand Conseil», ironise le libéral ­Pierre Weiss. Les débats reprendront à la fin avril.

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