Service civil: Les demandes pourraient diminuer
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Service civilLes demandes pourraient diminuer

Le médecin en chef de l'armée Andreas Stettbacher s'attend à une baisse des demandes d'affectation au service civil.

En 2009, après la suppression de l'examen de conscience, 7000 hommes avaient demandé à y être versés, trois fois plus qu'attendu.

Interrogé dans la «NZZ am Sonntag», M. Stettbacher attribue ce phénomène à «l'enthousiasme du début». La durée du service civil - une fois et demi le service militaire - devrait par la suite réfréner cette ardeur et les chiffres pourraient se stabiliser à un niveau inférieur.

A moyen terme en revanche, le médecin en chef pronostique une hausse des inaptes au service, actuellement de l'ordre de 35 à 40% des jeunes Suisses. Si l'on y ajoute les recalés de la protection civile, on arrive à entre 15% et 20% d'inaptes complets.

Selon M. Stettbacher, l'évolution de la société est en cause: «La jeunesse se bouge beaucoup moins qu'autrefois», pense-t-il. Le militaire incrimine «l'individualisme et l'hédonisme» ambiant, la hausse des allergies, ainsi que les situations de rupture des liens familiaux qui se répercutent négativement sur les capacités psychiques et les compétences sociales des jeunes.

Depuis avril 2009, ceux qui souhaitent faire du service civil à la place de l'armée ne doivent plus exposer leurs motivations. Il leur suffit d'en faire la demande. Les autorités s'attendaient à une hausse des demandes, à environ 2500 par an. Or ce sont plus de 7000 qui ont été déposées l'an dernier.

(ats)

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