Neuchâtel: Les députés inquiets pour la liberté de la presse
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NeuchâtelLes députés inquiets pour la liberté de la presse

L'affaire Ludovic Rocchi rebondit au Grand Conseil neuchâtelois, qui s'inquiète des perquisitions effectuées à l'encontre du journaliste du quotidien «Le Matin».

Le journaliste neuchâtelois avait reçu le prix Dumur en 2010.

Le journaliste neuchâtelois avait reçu le prix Dumur en 2010.

«Le canton de Neuchâtel a-t-il sa propre définition de la liberté de la presse?», s'interroge le député Mauro Moruzzi des Vert'libéraux, appuyé par sept signataires, dans son interpellation déposée mercredi. Il relève que les interventions menées au domicile du journaliste et au Tessin en août sont d'une ampleur inhabituelle, voire sans précédent, en Suisse.

Droit de protéger ses sources

L'autorité judiciaire «ne respecte ostensiblement pas le droit d'un journaliste à protéger ses sources». Seuls des cas graves et exceptionnels justifient une dérogation à ce principe, rappelle le député, qui juge que les dysfonctionnements de la faculté des sciences économiques ne sont pas de cette nature.

C'est au journaliste, visé par une plainte pour calomnie ou diffamation, de faire la preuve de ce qu'il avance quitte à trahir ses informateurs, ou de choisir de protéger ceux-ci au risque de se faire condamner. L'interpellation demande donc au Conseil de la magistrature si la liberté de la presse est défendue dans le canton de la même manière que dans le reste du pays, et conformément à la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme. (ats)

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