France: Les députés interdisent la vente d'alcool et tabac aux mineurs
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FranceLes députés interdisent la vente d'alcool et tabac aux mineurs

Les députés français ont décidé lundi d'interdire la vente d'alcool et de tabac aux moins de 18 ans, contre 16 ans auparavant.

Ils ont également autorisé la publicité sur internet pour l'alcool pour la première fois officiellement en France.

Cette modification de l'âge légal pour acheter de l'alcool ou du tabac figure dans un projet de loi de la ministre de la Santé Roselyne Bachelot. La distribution gratuite d'alcool à des mineurs «est également interdite dans les débits de boissons et tout commerce ou lieux publics», précise le projet de loi.

L'opposition a salué cette démarche au nom de la lutte contre le «binge drinking», ces «beuveries express» de plus en plus prisées par les jeunes, tout en regrettant l'absence d'une vraie politique de prévention.

Publicité sur internet

En revanche, le gouvernement n'est pas parvenu à interdire totalement la vente d'alcool dans les stations-service, souhaitées par le premier ministre François Fillon. Pour entrer en vigueur, le texte doit encore être voté au Sénat, la chambre haute du Parlement français.

Les députés ont par ailleurs autorisé, avec quelques restrictions, la publicité pour l'alcool sur internet. L'amendement précise que cette publicité ne doit pas être «intrusive» (à l'aide de spams ou de pop-ups).

Le gouvernement a préféré ce texte à un autre qui autorisait la publicité pour l'alcool sur internet, mais en établissant une liste précise des sites où elle était permise .

Une loi datant de 1991 interdisait toute publicité pour l'alcool mais restait muette sur l'internet qui n'avait à l'époque pas encore pris son essor.

Le texte a été examiné sous l'étroite surveillance du lobby viticole qui a acheté il y a une semaine une pleine page dans la presse proclamant entre autres que «le vin sur internet ne doit pas être interdit».

Faciliter le travail des buralistes

En ce qui concerne le tabac, les députés ont estimé que l'interdiction de vendre à des moins de 16 ans était «mal appliquée».

«Il est parfois difficile de faire la distinction entre un jeune de quinze ans et demi et un jeune de seize ans. En mettant l'âge de l'interdiction à 18 ans, le travail des buralistes s'en trouvera facilité», disent les auteurs de l'amendement.

(ats)

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