Les députés veulent une loi sur la prostitution
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Les députés veulent une loi sur la prostitution

Le Grand Conseil fribourgeois veut doter le canton d'une loi sur la prostitution.

But: mieux protéger les prostituées, en particulier contre la prostitution forcée. Les députés ont adopté mardi à l'unanimité deux motions dans ce sens.

Le gouvernement a un an pour leur proposer un projet de loi. Il a en partie devancé leurs voeux, révélant un consensus entre exécutif et législatif cantonaux. Un groupe de travail est déjà en train de plancher sur la question.

Il a mis au point un règlement contre la traite d'êtres humains et étudie l'opportunité de supprimer, comme d'autres cantons, le permis L ou permis pour artistes.

Aussi bien les députés que le gouvernement ont été alertés l'an dernier par la découverte des conditions sordides dans lesquelles travaillaient les prostituées de la rue de la Grand-Fontaine, à deux pas du siège du Grand Conseil et du Tribunal cantonal, à Fribourg. Cette rue est connue pour abriter des lieux de prostitution.

«Conditions indignes»

L'insalubrité crasse des lieux, l'illégalité de certaines travailleuses ainsi que la construction de cahutes sur le toit d'un bordel ont choqué. Une descente de police avait eu lieu. Le préfet avait ordonné la fermeture de ces lieux jusqu'à leur assainissement.

Pas question d'une «loi moralisatrice» ou règlant tout dans le détail, ont dit les motionnaires. Les députés veulent d'une loi-cadre. Il ne s'agira pas d'une législation contre la prostitution, mais d'une loi pour protéger les prostituées contre le proxénétisme et la prostitution forcée, a expliqué le directeur de la justice Erwin Jutzet. (ats)

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