Actualisé 18.06.2018 à 23:22

CanadaLes députés votent la légalisation du cannabis

Le projet de loi destiné à autoriser la consommation libre du cannabis a été adopté par le Parlement canadien lundi.

Le Canada deviendra bientôt le premier pays du G7 à autoriser l'usage récréatif du cannabis.

Le Canada deviendra bientôt le premier pays du G7 à autoriser l'usage récréatif du cannabis.

AFP

Le Canada est en passe de devenir le premier pays du G7 à légaliser le cannabis après l'adoption lundi par ses députés d'un projet de loi permettant la libre consommation et production de cette drogue douce dès septembre.

Le projet de loi a été adopté par la Chambre des Communes à 205 voix contre 82 et a été renvoyé au Sénat, qui l'avait amendé. En vertu de la constitution, le Sénat peut retarder l'adoption d'un projet de loi mais pas la bloquer.

Légalisation effective en septembre

Une fois cette réforme adoptée par la chambre haute, elle devra recevoir la sanction royale (signature du décret d'application).

Cela mettra fin à la prohibition du cannabis, en vigueur depuis 1923 au Canada, bien que l'usage à des fins médicales a été voté en 2001.

Une légalisation effective est ainsi attendue dès septembre, selon Bill Blair, député qui avait été mandaté par le Premier ministre Justin Trudeau pour piloter cette réforme, promesse phare de campagne.

«Nous envisageons une date d'entrée en vigueur comprise entre le début et la mi-septembre», avait indiqué dimanche M. Blair, ancien chef de la police de Toronto, en interview avec la chaîne CTV.

Culture à domicile

Le gouvernement libéral avait rejeté la semaine dernière 13 des 46 amendements proposés par le Sénat qui avait approuvé le projet de loi la semaine précédente au terme de sept mois d'étude.

L'un de ces amendements aurait laissé le choix aux provinces d'interdire la culture du cannabis à domicile, comme souhaitent le faire le Manitoba et le Québec. Mais le gouvernement s'y est fermement opposé et veut autoriser la culture de quatre plants de cannabis au maximum par personne.

«On reconnaît qu'il y a diverses perspectives à travers le pays mais nous avons fait les études et les consultations par rapport à la culture à domicile», avait déclaré Justin Trudeau en justifiant cette décision.

«Dans trois ans, on pourra réviser ce qui fonctionne, ce qui ne fonctionne pas» dans la loi, avait-il dit. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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