Les dessous de «Y'a que la vérité qui compte» dévoilés

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Les dessous de «Y'a que la vérité qui compte» dévoilés

Sam, celui qui conduisait les invités au bout du couloir dans «Y'a que la vérité qui compte» de TF1, a décidé de dévoiler au grand jour les secrets l'émission et le mobbing exercé sur les collaborateurs.

Diffusée toutes les deux semaines en deuxième partie de soirée pendant quatre ans, l'émission animée par Pascal Bataille et Laurent Fontaine a totalisé près de 3 millions de téléspectateurs.

Les invités étaient chaque fois accueillis par Daphné dans leur loge puis conduits sur le plateau par un certain Sam, Sam Richez de son vrai nom, et sa célèbre phrase: «La vérité est au bout du couloir».

Ce dernier, faisant partie intégrante de l'équipe, a décidé de révéler les dessous de l'émission dans un livre sortant le 20 mai et intitulé «La vie est au bout du couloir».

«Aujourd'hui, je veux rompre le silence, tous les silences autour de cette émission à scandales, a expliqué Sam. J'ai décidé d'évoquer tout ce que j'ai vécu à travers les histoires des témoins les plus marquants de cette émission, ceux qui ont été blessés par leur passage, mais aussi ceux qui ont vu leur vie changer radieusement pour un instant ou pour toujours après leur passage sur ce plateau de télévision. Mais aussi et surtout j'ai décidé de parler de ceux qui ont fait cette émission.»

Jean-Marc Morandini a obtenu en exclusivité deux extraits croustillants de ce livre qui dévoile le fonctionnement de l'émission ainsi que la façon de faire des deux animateurs, Pascal Bataille et Laurent Fontaine, également patrons du programme. Les voici :

«Il n'y a aucune histoire qui me fait bander là. Je regarde le tableau et je ne vois rien d'extraordinaire. On va se faire chier comme d'habitude avec Pascal à recevoir des CSP moins qui ont des problèmes émotionnels lourds», lance Laurent à l'ensemble de l'équipe rédactionnelle. Rien ne va, Laurent est déchaîné et ne semble pas du tout convaincu par les histoires inscrites sur le tableau. Il râle, il peste et son vocabulaire, comme toujours, est direct et franc.

Il s'agite de plus en plus dans son fauteuil, son visage prend des allures d'oiseau de nuit effrayé par les phares des voitures. Il consulte sans cesse son portable, attrape un stylo, le lance en l'air et le rattrape compulsivement entre ses doigts.

Pascal partage le même sentiment. Il est enfermé dans sa posture de patron impitoyable prêt à rayer le nom d'un employé de la liste des salariés. Il affiche avec un plaisir tout intérieur, un visage fermé. Faire planer l'incertitude, se jouer de la peur, faire sans cesse régner le régime de la terreur et soudain sourire lorsque Laurent nous critique ou lorsqu'il tente pitoyablement de draguer l'une des filles de l'équipe: voilà ses grands plaisirs.

fab

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