Berne: Les détenteurs de flingues seront plus faciles à pister
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BerneLes détenteurs de flingues seront plus faciles à pister

Les policiers ont désormais accès aux registres sur les armes des autres cantons. Un progrès pour les enquêtes, saluent Genève et Vaud.

par
Thomas Piffaretti

«Plus les cas sont graves, plus le temps est important.» Le ton est donné par le président du syndicat de la police judiciaire du bout du lac, Karim Azaiez: dans une enquête, chaque minute compte. Afin d'accélérer les investigations, Berne a modifié l'ordonnance sur les armes. Ainsi, dès demain, l'échange d'informations entre les différentes polices du pays sur les détenteurs de pistolets, fusils, voire certaines lames sera facilité.

Aujourd'hui, si un canton veut savoir à qui appartient une arme, il doit faire une demande auprès des 25 autres polices suisses. Idem pour connaître les antécédents d'une personne qui souhaite acheter un revolver. Demain, une requête unique suffira à accéder, en ligne, aux registres en question. Soit un précieux gain de temps.

117'000 armes recensées à Genève

Commandant de la police vaudoise, où sont enregistrées 150'000 armes, Jacques Antenen accueille favorablement la nouveauté. Même s'il ne «pense pas que l'ancien système ait réellement compromis le travail de police, tout au plus en a-t-il retardé parfois l'avancement».

A Genève, qui avait recensé 117'000 armes sur son territoire fin 2015, on y voit surtout un avantage opérationnel. «Plus la connaissance de l'adversaire est grande, plus les moyens déployés par nos services seront adaptés à la situation, explique Karim Azaiez. Ces modifications vont dans le sens de la sécurité des policiers.»

Poignards cadrés

Outre l'échange d'informations facilité entre les corps de police, la nouvelle mouture de l'Ordonnance fédérale sur les armes concerne aussi les couteaux à double tranchant. Jusqu'à présent, ils étaient considérés comme des armes, quelle que soit leur longueur. Désormais, les poignards de moins de 5cm ne sont plus regardés comme telles. Une précision qui a son importance pour les fans d'huîtres. En effet, les couteaux destinés à ouvrir les fruits de mer tombaient jusqu'à présent sous le coup de la loi.

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