Les détenus de Champ-Dollon (GE) font entendre leurs plaintes
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Les détenus de Champ-Dollon (GE) font entendre leurs plaintes

Les prisonniers de Champ-Dollon (GE) se plaignent de mauvais traitements policiers et de décisions de justice discriminatoires.

Ils ont pu faire entendre leurs récriminations à des députés du Grand Conseil et à la Ligue suisse des droits de l'homme (LSDH).

Au lendemain d'une visite à Champ-Dollon, la section genevoise de la LSDH a servi de porte-voix aux revendications des détenus. Ces derniers font état d'un usage de la force non proportionné par les policiers lors des interpellations et des interrogatoires. Des pressions psychologiques et physiques seraient exercées pour soutirer des aveux aux suspects.

Ils dénoncent aussi la durée des détentions préventives, qui dépasse parfois celle des peines finalement infligées, a rapporté Doris Leuenberger, vice-présidente de la LSDH. Certains condamnés étrangers écoperaient, à délit égal, de peines plus lourdes que les Européens. Les procédures judiciaires seraient trop lentes, et certains droits seraient refusés aux détenus en fin de peine.

Rencontres prévues

La LSDH va maintenant répercuter ces accusations par courrier au chef du Département des institutions (DI) Laurent Moutinot, au chef de la police et au procureur général. Elle émettra un certain nombre de recommandations, comme le port d'un matricule pour les gendarmes et la présence de caméras dans les locaux de la police. (ats)

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