Etudiants français tués à Londres: Les deux accusés seront jugés en avril
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Etudiants français tués à LondresLes deux accusés seront jugés en avril

Les deux hommes accusés des meurtres sauvages de deux étudiants français fin juin à Londres, ont plaidé non coupables vendredi.

Cette décision ouvre la voie à un procès à partir du 21 avril, a annoncé le juge du tribunal londonien de l'Old Bailey.

Lors d'une brève audience, les deux suspects, âgés de 23 et 33 ans, ont plaidé non coupables de tous les chefs d'accusation retenus contre eux: meurtres, séquestrations, incendie volontaire et cambriolage. Ils feront donc l'objet d'un procès qui débutera le 21 avril 2009, a annoncé le juge à l'issue de l'audience, lors de laquelle les deux accusés se sont exprimés par lien vidéo interposé.

Les corps de Gabriel Ferez et Laurent Bonomo, tous deux âgés de 23 ans, avaient été retrouvés dans le studio loué par ce dernier à Sterling Gardens, dans le quartier de New Cross, dans le sud-est de Londres.

240 coups de couteau

Les deux jeunes Français avaient été ligotés, bâillonnés et lacérés de plus de 240 coups de couteau au total sur le cou, le dos, le torse et la tête, avant que le studio ne soit incendié. Plusieurs objets, dont deux consoles portables et des cartes bancaires, ont disparu au moment du drame.

Présent à l'audience de vendredi matin, le père de Gabriel Ferez n'a pas voulu faire de commentaire. Marie-Claire Sparrow, l'avocate londonienne de la mère de Gabriel Ferez et des parents de Laurent Bonomo, s'est en revanche déclarée entièrement satisfaite.

«Nous sommes très contents. On veut savoir ce qui s'est passé et la seule manière de le savoir, c'est d'avoir un procès criminel», a-t-elle déclaré. Si les accusés avaient plaidé coupable, ils auraient directement reçu leur condamnation, sans qu'un procès ne soit organisé.

La brutalité du double meurtre avait choqué l'opinion publique anglaise tout en intriguant la police sur les motifs de l'acte. L'enquête se poursuit toujours afin de tenter d'éclaircir l'affaire.

Au lendemain des crimes, les médias avaient largement spéculé sur la possibilité d'un cambriolage qui avait mal tourné, voire que les voleurs avaient voulu torturer leurs victimes afin de leur extorquer les codes de leurs cartes de crédit. (ats)

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