Jeux paralympiques: Les deux Corées vont-elle poursuivre leur détente?
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Jeux paralympiquesLes deux Corées vont-elle poursuivre leur détente?

La Corée du nord participera pour la première fois aux Paralympiques mais elle a décliné un défilé commun pour la cérémonie d'ouverture.

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Le symbole reste toutefois fort puisque la Corée du nord participera pour la première fois aux Jeux Paralympiques. (Vendredi 9 mars 2018).

Le symbole reste toutefois fort puisque la Corée du nord participera pour la première fois aux Jeux Paralympiques. (Vendredi 9 mars 2018).

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Ls Jeux Paralympiques s'ouvrent à Pyeongchang dans un contexte de réchauffement diplomatique inédit entre les deux Corées, même si les deux pays ne défileront finalement pas ensemble lors de la cérémonie d'ouverture, en raison d'un désaccord sur le drapeau à arborer. (Vendredi 9 mars 2018).

Ls Jeux Paralympiques s'ouvrent à Pyeongchang dans un contexte de réchauffement diplomatique inédit entre les deux Corées, même si les deux pays ne défileront finalement pas ensemble lors de la cérémonie d'ouverture, en raison d'un désaccord sur le drapeau à arborer. (Vendredi 9 mars 2018).

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Une délégation d'émissaires spéciaux sud-coréens va être envoyée lundi en Corée du Nord. Objectif: favoriser le dialogue entre Pyongyang et Washington. (Dimanche 4 mars 2018)

Une délégation d'émissaires spéciaux sud-coréens va être envoyée lundi en Corée du Nord. Objectif: favoriser le dialogue entre Pyongyang et Washington. (Dimanche 4 mars 2018)

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Moins de deux semaines après la clôture des JO-2018, les Jeux Paralympiques s'ouvrent vendredi à Pyeongchang dans un contexte de réchauffement diplomatique inédit entre les deux Corées, ainsi qu'entre Pyongyang et les Etats-Unis.

Jusqu'au 18 mars, près de 670 sportifs handicapés batailleront pour tenter de décrocher les 80 médailles d'or mises en jeu dans 6 disciplines: ski alpin, snowboard, ski de fond, biathlon, hockey sur glace et curling.

Après la cérémonie d'ouverture prévue vendredi à 11h00 GMT, les épreuves débutent dès samedi, avec au programme les descentes messieurs et dames de para ski alpin, suivies du biathlon.

Mais au delà de l'évènement sportif, cette édition des Paralympiques pourrait constituer un nouvel épisode significatif dans l'évolution des relations entre les deux Corées, alors que la Corée du nord y participera pour la première fois.

Après deux années de montée des tensions, ces derniers mois ont été marqués par une frénésie diplomatique entre le nord et le sud de la zone démilitarisée (DMZ).

Pas de défilé intercoréen

En début de semaine, une éminente délégation du Sud s'était rendue dans le Nord, pour la première fois depuis 10 ans, alors qu'un troisième sommet intercoréen doit se tenir fin avril dans le village de Panmunjom, au milieu de la DMZ.

Des efforts d'ouverture salués par le président américain Donald Trump qui a accepté jeudi soir de participer à un sommet historique «d'ici fin mai» avec le leader nord-coréen Kim Jong Un dans l'espoir de «parvenir à la dénucléarisation permanente».

Déjà les JO d'hiver (9-26 février), baptisés les «Jeux de la paix», avaient été le théâtre d'un rapprochement spectaculaire entre le Nord et le Sud, pourtant toujours officiellement en guerre depuis 1953.

Après avoir défilé ensemble lors de la cérémonie d'ouverture, les deux Corées avaient même formé une équipe féminine commune pour le hockey. Au total, 22 sportifs nord-coréens ont participé aux épreuves de ces Jeux.

Et en dehors du terrain, les signes d'ouverture avaient prospéré. Ainsi, après la venue pour la cérémonie d'ouverture de la soeur de Kim Jong Un, Kim Yo Jong, une délégation nord-coréenne de haut rang s'était également rendue à la clôture des Jeux. Le président de la Corée du Sud, Moon Jae-in, y avait même serré la main d'un général nord-coréen considéré comme un «criminel de guerre» par l'opposition sud-coréenne.

Néanmoins, toutes les tensions n'ont pas disparu. Si une délégation nord-coréenne - 2 athlètes de ski de fond, 4 athlètes observateurs et 18 autres personnes -- est bien attendue pour participer pour la première fois aux épreuves paralympiques, les deux Corées ne défileront finalement pas ensemble lors de la cérémonie d'ouverture, en raison d'un désaccord sur le drapeau à arborer.

Point noir autour d'un point bleu

La délégation nord-coréenne souhaitait en effet y voir figurer les îles Dokdo, contrôlées par Séoul mais revendiquées par Tokyo sous le nom de Takeshima. Mais pendant les JO d'hiver, un épisode a ravivé les tensions entre Séoul et Tokyo à ce sujet. Lors d'un entraînement de l'équipe réunifiée de Corée en hockey-sur-glace, une bannière avec un point bleu représentant ces îlots a été arborée, provoquant l'ire du Japon.

Séoul avait alors décidé de ne plus utiliser cette version de drapeaux où figurent ces îlots. Selon le comité paralympique sud-coréen, la Corée du nord «ne peut accepter le fait qu'il ne soit pas permis d'afficher Dokdo sur le drapeau unifié».

Au delà de l'enjeu diplomatique entre les deux Corées, ces Jeux paralympiques seront par ailleurs une nouvelle occasion pour les athlètes russes de faire leurs preuves, alors que la réputation de leur pays reste entachée par un vaste scandale de dopage institutionnalisé.

Tout comme pour les JO des valides, la Russie a été exclue de ces Jeux paralympiques, mais une trentaine d'athlètes russes considérés comme propres ont été repêchés. Ils concourront sous l'appellation «Athlètes neutres paralympiques».

Une décision qui n'a pas été bien accueillie par tout le monde, alors que parmi les 168 sportifs russes admis à concourir avec les valides à Pyeongchang le mois dernier, deux avaient finalement été exclus pour dopage. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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