Ski alpin: Les deux Didier ambitieux à Adelboden
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Ski alpinLes deux Didier ambitieux à Adelboden

Les skieurs suisses se sont confiés à la presse en fin d'après-midi à Adelboden. Didier Défago et Didier Cuche sont apparus particulièrement décontractés malgré la pression inhérente à l'arrivée de la Coupe du monde dans l'Oberland bernois.

par
Marc Fragnière
Adelboden

«Je me sens en bonne forme et le résultat obtenu à Bormio a boosté mon capital-confiance. Il me reste toutefois à trouver la constance en géant. Actuellement, je suis capable de skier très vite sur quelques passages. Les entraînements effectués à Veysonnaz m'ont donné satisfaction», a déclaré un Défago particulièrement détendu. Dans une discipline où il peine à jouer les premiers rôles depuis deux saisons, «Dèf» aimerait bien toutefois frapper un grand coup demain: «Adelboden, avec la passion du public, c'est un peu le petit Kitzbühel helvétique. On a forcément envie de briller ici. Ca risque d'être un peu chaud pour cette année, mais bon… Personne n'est à l'abri d'un exploit», a plaisanté le Valaisan avant de rappeler: «en géant, il y a un grand panier de favoris et ils sont dans le coup actuellement. Il y a aura peut-être un ou deux outsiders, j'espère être l'un d'eux».

Pour sa part, Didier Cuche a déclaré que les entraînements de Veysonnaz avaient réveillé les douleurs relatives à sa côte cassée: «A Bormio (n.d.l.r: descente), je n'avais rien ressenti. Mais en géant, comme on bouge plus avec le haut du corps, j'ai ressenti une gêne. Quatre jours ont passé depuis lors et je me sens bien maintenant». A la question de savoir s'il prendrait le départ sous infiltration, le Neuchâtelois a confié qu'il déciderait avant la course, selon ses sensations.

Vainqueur sur la Chuenisbärgli en 2002, le Vaudruzien espère retrouver le bon flow demain afin de pouvoir rééditer son exploit. «De temps en temps, lorsque tu touches la grâce, tu te demandes même si t'es dans un bon jour, parce tout semble couler de source, au point que tu crains de ne pas être assez rapide. C'est seulement une fois en-bas de la pente que tu te rends compte à quel point tu as bien réussi. C'est ce que j'ai vécu en 2002». Sur une piste où il a connu le meilleur comme le pire (grave blessure lors d'un entraînement en 2005), «Koukè» entend donner le change à un public helvétique qui l'a élu sportif suisse de l'année 2009.

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