Genève: Les deux Syriens arrêtés étaient là par erreur
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GenèveLes deux Syriens arrêtés étaient là par erreur

Les hommes interceptés en pleine alerte terroriste cherchaient la mosquée d'Annemasse, pour demander l'aumône. Ils n'auraient en réalité pas voulu entrer en Suisse.

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Le hasard et des circonstances particulières expliqueraient la présence des deux Syriens arrêtés sur territoire genevois, le 10 décembre dernier. Des traces d'explosifs avaient été retrouvées dans leur voiture. Mais le duo a été libéré la semaine passée, faute d'éléments solides. Jamais il n'aurait eu l'intention de venir en Suisse ni d'y commettre des attentats, indique «Le Matin Dimanche».

Originaires de la ville de Homs, ravagée par la guerre, les compères ont traversé la frontière franco-genevoise de manière fortuite. Ils parcouraient la France pour trouver du travail ou de l'argent auprès des mosquées.

Les deux hommes se seraient perdus

Le 10 décembre, alors que le canton de Genève a relevé son niveau d'alerte terroriste, ils passent la frontière. Près de la Pallenterie, un pneu de leur voiture crève. Ils laissent leur véhicule, trouvent un petit hôtel pour la nuit, reviennent le lendemain et achètent un pneu neuf. Déjà contrôlés la veille, ils le sont à nouveau par une patrouille motorisée. Ils expliquent qu'ils cherchaient Annemasse et que, ne connaissant pas la région, ils se sont perdus.

La police trouve d'infimes traces d'explosifs, dont un composé provient d'un solvant. Les deux Syriens ne s'expliquent pas la présence de ces produits. L'un d'eux indique cependant que son oncle utilise aussi la voiture, qu'il est fabricant de produits dentaires et amateur de peinture, ce qui pourrait alors expliquer les traces de solvants.

Une explication que le Ministère public de la Confédération n'a jamais pu contredire. Malgré des perquisitions, l'analyse de relevés téléphoniques et les auditions des prévenus, rien n'a été concluant: «Le soupçon primitif n'est pas concluant», indique le Ministère public, cité dans «Le Matin Dimanche».

Un des Syriens est reparti en Espagne, l'autre reste détenu dans l'attente de son expulsion de Suisse.

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