Actualisé 14.03.2020 à 09:29

Hockey sur glace

Les dirigeants comptent les pertes

Au lendemain de l'annonce de la fin de saison prématurée en hockey, les patrons de clubs ont commencé à évaluer les dégâts. Revue de presse.

de
Sport-Center
Marc Lüthi, CEO du CP Berne, peut faire la grimace.

Marc Lüthi, CEO du CP Berne, peut faire la grimace.

Keystone

Moins de 24 heures après la nouvelle, il est déjà temps de faire face aux conséquences financières de l'arrêt de la saison de National League. Si les dégâts ont peut-être été limités par l'annulation des play-off, et donc des primes qui tombent, les pertes sont lourdes pour la totalité des clubs de l'élite.

Sans surprise, Marc Lüthi, CEO du puissant CP Berne, est le dirigeant qui a la mine la plus basse. Dans le colonnes de la Berner Zeitung, il parle d'un chiffre d'affaires manquant de 1,2 million, principalement dans les activités qui ne sont pas liées au hockey sur glace. Du côté des Zurich Lions et de Zoug, la perte tourne aux alentours d'un million, comme le révèlent Peter Zahner (ZSC) et Patrick Lengwiler (EVZ) respectivement à la Neue Zürcher Zeitung et à la Luzerner Zeitung.

Ambri tire la langue

Dans le Journal du Jura, la perte estimée du HC Bienne se monte à 300'000 francs. Un bilan qui n'est pas catastrophique selon Stéphanie Mérillat, interviewée par le quotidien local: «Je me fais davantage de soucis pour la saison prochaine», a précisé la co-présidente, en faisant allusion aux nombreuses PME qui soutiennent la formation de la Tissot Arena.

Tous les clubs ne doivent pas faire face à autant de casse. Problème? Certains sont dans une situation plus serrée financièrement. C'est le cas du HC Ambri-Piotta, dont le trou pourrait se monter à 500'000 francs, comme l'avoue le président Filippo Lombrardi à la NZZ. Selon lui, les cinq parties encore à disputer auraient dû servir à assurer les liquidités du club pour les mois d'été.

«Pas plus grave»

Pour lui comme pour Raphaël Berger (FR Gottéron), l'annonce de jeudi n'y a rien changé. «Que l'on joue à huis clos ou que l'on ne joue pas, nous perdons les rentrées de ticketing et de gastronomie, nous précise le directeur des Dragons. La situation ne s'est donc pas aggravée d'un point de vue financier avec l'arrêt de la saison.» Si l'existence du club fribourgeois n'est pas remise en cause par cette épidémie du coronavirus, Ambri respire un peu moins bien, même si Filippo Lombardi tente de relativiser: «Lors des dernières années, nous avons toujours dû trouver des solutions.»

Pour la plupart, ce problème passager ne remet rien en cause. «Et si cela venait à durer en juin ou juillet?, a questionné Peter Jakob, président des Langnau Tigers dans les colonnes de la Berner Zeitung. Dans ce cas, nous ne pourrions plus rien garantir.» Le dirigeant des Emmentalois doit s'attendre à une perte de 350'000 francs, comme l'estime le journal local. Pour la première fois depuis 2014, le club de l'Ilfis terminera la saison dans le rouge.

Grégory Beaud

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!