Nouvel An iranien: Les dirigeants iraniens promettent des jours meilleurs
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Nouvel An iranienLes dirigeants iraniens promettent des jours meilleurs

L’ayatollah Ali Khamenei et le président Hassan Rohani insistent sur l’année présidentielle à venir à l’occasion de Norouz, le Nouvel An iranien.

Hassan Rohani prononçant un discours à l'occasion de Norouz à Téhéran, le 20 mars 2021.

Hassan Rohani prononçant un discours à l'occasion de Norouz à Téhéran, le 20 mars 2021.

AFP

Les dirigeants iraniens ont promis samedi des jours meilleurs à leurs concitoyens fragilisés par la pandémie et la crise économique provoquée par les sanctions américaines à l’aube d’une nouvelle année iranienne «importante» pour cause de présidentielle.

«Cette année 1400 – du calendrier persan – est une année délicate et importante» du fait des élections du 18 juin qui pourraient avoir «des conséquences importantes sur la situation et l’avenir du pays», a déclaré l’ayatollah Ali Khamenei, guide suprême, dans son traditionnel message télévisé de Norouz, le Nouvel An iranien. «Nos ennemis, et en premier lieu les États-Unis, ont essayé de mettre la nation iranienne à genoux par le biais de cette politique de pression maximale» menée par l’ancien président américain, Donald Trump, a déclaré le chef de l’État iranien.

«Nous savions que la nation iranienne tiendrait, mais aujourd’hui, ils le reconnaissent», a-t-il ajouté, annonçant que son slogan-objectif pour l’année en cours était: «Production, soutien à la production et élimination des obstacles à la production».

«Je ne me souviens pas d’une année plus difficile»

«Au cours des 42 ans qui se sont écoulés depuis la victoire de la révolution – islamique, en février 1979 –, je ne me souviens pas d’une année plus difficile que celle qui vient de s’achever en matière de restrictions économiques», a déclaré de son côté le président Hassan Rohani, dans son message de voeux télévisé.

Cette année sera «une année de large accès à la vaccination – contre le Covid-19 – pour la population, l’année de la maîtrise du coronavirus et l’année de la fin des sanctions après trois années de résistance», a ajouté Hassan Rohani, auquel la Constitution interdit de briguer un nouveau mandat.

Sa grande réalisation, l’accord sur le nucléaire iranien conclu à Vienne en 2015, devait permettre de sortir la République islamique de son isolement, et d’attirer des investisseurs étrangers pour doper l’économie. Au lieu de cela, la dénonciation de l’accord par Donald Trump en 2018 et le rétablissement par les États-Unis de sanctions économiques contre Téhéran, ont plongé l’Iran dans une violente récession, dont les effets sociaux ont été amplifiés par la crise sanitaire.

Avec près de 62’000 morts du Covid-19, selon une estimation officielle largement sous-évaluée, la République islamique est le pays le plus touché par la pandémie au Proche et au Moyen-Orient. Les efforts pour tenter de remettre sur les rails l’accord de Vienne, à la faveur de l’arrivée du démocrate Joe Biden à la Maison-Blanche en janvier, semblent pour l’instant dans l’impasse.

(AFP)

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