Fukushima: Les doses radioactives dans les normes
Actualisé

FukushimaLes doses radioactives dans les normes

Selon un rapport publié mercredi par l'OMS, les doses radioactives reçues par la population après l'accident de Fukushima ont été, en grande partie, en dessous des normes internationales.

Les doses radioactives reçues par la population japonaise après l'accident nucléaire de Fukushima l'an dernier sont restées en grande partie en dessous des normes internationales. Elles les ont dépassées dans deux endroits au Japon, a affirmé mercredi l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Dans un rapport d'évaluation intermédiaire réalisé par 30 experts indépendants, l'OMS a précisé que les niveaux de radioactivité se sont situés dans une fourchette de 10 millisieverts (mSv) à 50 mSv dans deux endroits fortement exposés de la préfecture de Fukushima durant la première année après l'accident. L'exposition externe en a été la principale responsable.

Ailleurs dans la préfecture de Fukushima, les doses reçues ont été entre un et dix mSv. Dans les préfectures proches de celle de Fukushima, les doses sont restées entre 0,1 et 10 mSv. Dans le reste du Japon, les doses de radioactivité n'ont pas dépassé 1 mSv.

Dans le reste du monde, toutes les doses ont été inférieures à 0,01 msV et le plus souvent bien en dessous de ce seuil, selon le rapport de l'OMS.

Périmètre de 20 kms exclu

Le rapport précise que les doses de radioactivité n'ont pas été évaluées pour les habitants de la zone située dans un périmètre de 20 kms autour de la centrale nucléaire endommagée de Fukushima, parce qu'ils ont été évacués rapidement. Une évaluation des doses reçues par ces individus exigerait des données plus précises.

«Les doses estimées en dehors de la région de Fukushima et des préfectures voisines sont restées en dessous du seuil annuel d'exposition d'1 mSv», ont affirmé les experts.

«Dans la préfecture de Fukushima et les régions voisines, à l'exception de deux endroits, les doses reçues sont en dessous des normes reconnues sur le plan international des niveaux provoqués par le gaz naturel radon, soit 10 mSv par an», ont-ils ajouté. L'OMS considère que le risque de cancer augmente à partir de doses de 100 mSv.

En dehors de la préfecture de Fukushima, la contamination s'est produite avant tout à travers la nourriture, après le raz de marée et l'accident nucléaire du 11 mars 2011, selon le rapport.

Expérience de Tchernobyl

Les experts soulignent que l'expérience de l'explosion du réacteur de Tchernobyl, en 1986, démontre que 30% des doses radioactives sont ingérées pendant la première année et près de 70% pendant les 15 années suivant l'accident.

Ils s'attendent à ce que les doses relevées après la première année soient inférieures après l'accident de Fukushima qu'après celui de Tchernobyl, en raison de la présence plus importante au Japon du 134CS, à la vie plus courte que le 137CS.

A partir de cette évaluation des niveaux de radioactivité, l'OMS publiera cet été, probablement en juillet, un second rapport sur les conséquences de l'accident de Fukushima sur la santé, a affirmé un porte-parole de l'agence de l'ONU Gregory Hartl.

(ats)

Nouveau mandat pour Margaret Chan à la tête de l'OMS

Margaret Chan, seule candidate, a vu son mandat renouvelé mercredi à la tête de l'Organisation Mondiale de la Santé. Elle a été réélue à l'occasion de l'Assemblée générale de l'OMS qui se déroule à Genève. C'est un second mandat pour l'ancienne responsable de la santé à Hong Kong qui avait été élue la première fois à la tête de cette organisation des Nations unies en 2006. Elle sera en poste jusqu'au 30 juin 2017.

L'OMS compte 194 Etats membres. Elle étudie les grands défis en matière de santé pour le monde, définit les priorités dans le domaine de la recherche et offre une assistance technique à ses membres.

Ton opinion